BD

Les liens du moment (30 janvier 2016)

Littérature jeunesse

Sexisme : où trouver des livres pour enfants sans stéréotypes ?. Je ne pensais pas trouver un article de ce genre sur Atlantico, mais je l’ai trouvé chouette, et, un peu d’autopromo, il cite ce blog.

Je ne suis pas la seule à parler de princesses ! Sur Madmoizelle, Lucie Kosmala nous présente cinq livres avec des princesses qui changent des demoiselles en détresse.

Cela ne concerne seulement l’antisexisme, mais aussi la diversité ethnique dans les livres pour enfants, deux thématiques aussi importantes et qui se rejoignent : une petite fille de 11 ans, rejointe par deux amies, a créé le projet #1000blackgirlbooks qui a pour but de réunir 1000 livres jeunesse où l’héroïne serait une petite fille noire. Le projet est parti de Jamaïque mais la question est soulevée dans le monde anglo-saxon.

Dessins animés

Deux linguistes ont étudié la prise de paroles des hommes et des femmes dans des dessins animés disney avec des princesses. Une conclusion : ce sont les hommes qui ont l’essentiel de la parole. Plusieurs articles sur le sujet : les nouvelles news (abonné), slate, Actualitté, l’express.  J’avais réuni quelques ressources sur les représentations genrées dans les dessins animés disney ici.

Jouets, marketing genré

Toujours sur les princesses, dans Princesses et chevaliers : l’héritage de trop ? , Mi-kids mi-raisin parle stéréotypes, marketing genré, et rend « un hommage aux héroïnes d’hier et aujourd’hui qui, avec ou sans homme à leur bras, ont su paver un chemin différent dans notre imaginaire collectif archaïque »

Beaucoup l’ont remarqué : le personnage de Rey est peu présent dans les produits dérivés du dernier Star Wars. Elle disparait parfois complètement de certains packs de figurines. L’argument ? « Les garçons ne veulent pas de produits avec un personnage féminin. » Pourtant, la demande est forte, de la part de filles (qui oui, sont fan de star wars) comme de garçons. Un article de libération sur le sujet.

Des barbies rondes (mais pas trop quand même), grandes, petites, de toutes les couleurs… Mattel sort une nouvelle gamme de poupées. Et Lego propose désormais un personnage en fauteuil roulant. On va peu à peu vers plus de diversité…

Marre du rose, une campagne contre le marketing genré au moment de Noël par Osez le féminisme et les chiennes de garde.

Certains magasins s’engagent contre le marketing genré. C’est le cas des magasins U qui ont fait une pub antisexiste au moment de Noël. Cela mérite réflexion quant à l’antisexisme utilisé comme argument marketing, mais c’est une initiative à souligner !

Féminisme

Sur son blog, Crêpe Georgette publie des interview de féministes. Elle explique en introduction : « Beaucoup ont tendance à voir les féministes comme un groupe monolithique, dont les membres seraient interchangeables. Le féminisme est, plus que jamais, riche de personnalités très diverses. J’ai donc décidé d’interviewer des femmes féministes ; j’en connais certaines, beaucoup me sont inconnues. Je suis parfois d’accord avec elles, parfois non. Mon féminisme ressemble parfois au leur, parfois non.
Toutes sont féministes et toutes connaissent des parcours féministes très différents. Ces interviews sont simplement là pour montrer la richesse et la variété des féminismes. » Il y a actuellement 32 interview, 32 parcours différents, 32 façon d’aborder le féminisme, plein de sujets différents abordés… C’est passionnant !

Littérature adulte

Chaque lundi, sur le blog les culottées, Peneloppe Bagieu fait la biographie en BD d’une « femme qui ne fait que ce qu’elle veut ». Des personnalités fascinantes à découvrir !

Emma Watson a lancé un groupe de lecture féministe sur le site de recommandations de lectures Goodreads, our shared shelf. En anglais. Un article en français présente le projet ici.  On trouve par exemple des suggestions de BD/comics (en anglais) ici.

Le festival d’Angoulême s’est fait remarquer cette année par son sexisme. 30 nominées, 0 femmes. Le collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme a appelé au boycott. Riad Sattouf, suivi Joann Sfar et Daniel Clowes, a demandé à être retiré de la liste, comme c’est rappelé ici. Julie Maroh a alors publié ce très intéressant article sur Slate « tout est rentré dans l’ordre, les mecs ont le contrôle à Angoulême », soulignant que : « quand chacun des nominés s’est retiré de la liste, j’ai fait une danse de la joie. Je suis ravie de la prise de conscience collective et des actions des confrères. Ce que je soulève ici est un phénomène médiatique typique, dû à un conditionnement social. Si, en tant que groupe féministe, nous crions au loup et demandons réparation, nous allons facilement passer pour les emmerdeuses de service qui n’ont rien de mieux à faire, voire qui sont des mal baisées. (J’exagère? Allez faire un tour sur Twitter ou Facebook.) Si un seul homme s’empare de nos revendications, il est vu comme le chevalier à la rescousse des princesses et déclenche l’admiration. » Un article du monde a alors fait un récapitulatif sur la place des femmes dans les prix deBD, cinéma, littérature, soulignant que très peu de prix prestigieux sont décernés aux femmes.

Bonne lecture ! Vous pouvez retrouver des liens intéressants plus régulièrement sur la page facebook du blog et sur twitter. 

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Les écoles de princesses

Je reprends aujourd’hui, ma série sur les princesses.

Dans les contes classiques, les princesses semblent grandir « en sagesse, en beauté et en vertu » sans réelle intervention. Il y a là l’idée que les princesses, par leur sang noble, sont naturellement supérieures au tout-venant.

Mais aujourd’hui s’est développée l’idée que les princesses doivent être éduquées. On les rapproche par cela des petites filles « normales » (j’y reviendrai). Cependant, ce n’est malheureusement pas une occasion de remettre en question les stéréotypes, bien au contraire.

Rares sont les princesses qui, comme Alystère dans Même les princesses doivent aller à l’école (Susie Morgenstern, l’école des loisirs, 1991) fréquentent l’école publique. (D’ailleurs, son père est très réticent à l’idée de l’inscrire à l’école Saint-Just !).  

Ainsi, dans le documentaire de Stephanie Ledu et Lucie Brunellière, les princesses (Milan, 2007), la princesse a une gouvernante et des professeurs particuliers, et les leçons évoquées n’évoquent que le maintien, l’étiquette et la distinction, et en aucun cas une formation intellectuelle (les livres servant à la faire se tenir droite en les portant sur la tête).

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Mais se développe aussi, dans la littérature jeunesse contemporaine, des récits ayant lieu au sein d’écoles spéciales pour les princesses. Et là encore, les clichés sont au rendez-vous, à la fois dans les illustrations (omniprésence du rose, en particulier) et dans les cours qui y sont dispensés. Pas question de formation intellectuelle, le plus souvent, on y parle danse et quelques matières artistiques, cours qui concernent l’aspect physique et l’élégance (révérence, coiffure et maquillage…). L’univers fantastique des contes de fées y fait parfois irruption avec des cours de dressages de dragons ou de potions magique.

Citons par exemple :

L’école crinoline de Serge Carrère et Gregory Saint-Felix (4 tomes, BD Kids 2012-2014)

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« Sous l’autorité bienveillante de mademoiselle Milune, les petites filles vont faire connaissance, découvrir le château et surtout… apprendre à devenir des princesses ! Au programme : cours de révérence, ballades en forêt, leçons de chant, apprentissage de la danse, etc. Celle-ci n’est pas sans importance, car le point d’orgue de l’année est le bal de fin d’année, organisé conjointement avec une école de petits princes… » (source)

Dans Princesse : les aventures à dessiner de Guilhem Salines (Grund, 2013, épuisé) dont la mare aux mots parle ici, « Tu es une petite princesse et tu viens d’être acceptée à l’école des princesses. Quelle chance ! Tu vas pouvoir suivre des cours de danse, de dressage de dragon, de coiffure et de maquillage, bref, tu vas t’amuser ! »

La palme est atteinte par la série Princesse academy de Vivian French, publiée depuis 2006 dans la collection Bibliothèque rose et toujours en cours (le volume 50 est à paraître) :

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Dans cette « institution pour princesses modèles », les petites princesses suivent des cours de dragonologie, de haute-couture royale, de cuisine fine, de sortilèges appliqués, de voeux bien choisis, de maintien et d’élégance. « Le jour de la rentrée, chaque princesse est priée de se présenter à l’Académie munie d’un minimum de :

  • Vingt robes de bal, dessous assortis
  • Cinq paires de souliers de bal
  • Douze tenues de jour
  • Trois paires de pantoufle de velours
  • Sept robes de coktail
  • Deux paires de bottes d’équitation
  • Douze diadèmes, capes, manchons, étoles, gants et autres accessoires indispensables »

Il est question, dans ces livres, de bals, de fêtes, de petits animaux mignons, de pierres précieuses et de fleurs. D’amitié et de rivalité entre filles, aussi. Elles apprennent à être belles, distinguées, etc, mais pas à être intelligente, cultivées, capables de diriger un royaume. Quelque chose me dit qu’une école de princes serait bien différente…

Et on trouve également des livres où Barbie apprend à être une princesse, un magazine « l’école des princesses« … Et même en Angleterre une école pour apprendre aux petites filles à être une princesse, où on apprend « Comment faire une courbette lors d’une future rencontre avec la reine Elizabeth ? Ou Comment servir le thé ? Comment lire un livre en compagnie de son futur époux le prince? »

C’est donc tout une production très stéréotypée qui s’est développée. C’est à se demander si on ne préfèrerait pas quand les princesses devenaient parfaites « naturellement » !

Les liens du moment (9 septembre 2015)

Je n’oublie pas le blog, je suis en pleine préparation d’une série d’articles et je ne désespère pas de trouver un moment pour les écrire ! Devinez de quoi je vais vous parler :

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Mais en attendant, voilà un peu de lecture !

De chouettes livres antisexistes

Une chronique de La Mare aux Mots pour combattre les clichés (documentaires).

Un article de Ricochet sur j’aime pas la danse de Stéphanie Richard et Gwenaelle Doumont.

Are you a boy or are you a girl ? de Sarah Savage, un album en anglais pour les 3-7 ans dont le héros n’a pas de sexe prédéfini. Une page Facebook (en anglais également) lui est consacré.

Une petite sélection de livres de Talents Hauts pour les « graines de féministes ».

Un peu à part, une bibliographie sur la masculinité faite par la médiathèque départementale du Nord. Je la partage parce qu’elle est intéressante sur bien des points, en particulier pace qu’elle mêle ressources jeunesse et adulte, ressources vidéos et livres, fictions et documentaires. Cependant l’introduction est agaçante (parlons des hommes le jour e la Journée internationale du droit des femmes, on n’en parle pas assez… et les pauvres hommes souffrent de la misandrie…) et certains titres sont réacs (ah, Stéphane Clerget, qui a commis ceci…). A prendre avec précaution donc.

Analyse de la littérature jeunesse 

La figure de l’ogresse, entre amour et destruction.

« Des représentations sexistes dans la littérature de jeunesse aux différentes formes de violences » par Bénédicte Fiquet.

Lutter contre la censure

Malgré les attaques, les livres jeunesse LGBT resteront à la bibliothèque de Grandbury (Texas).

Censure du bizarre incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon dans un lycée américain.

A voir et à écouter

Le centre Hubertine Auclert a créé une vidéo courte, claire et accessible pour expliquer ce qu’est le genre :

et une deuxième sur le sexisme et son lien avec les violence :

D’autres vidéos devraient suivre.

Quand des enfants commentent des pubs (sexistes) mettant en scène des femmes. Pour rappeler que les images publicitaires ont un effet sur l’inconscient et sur l’éducation des enfants.

Serge Hefez a consacré cet été une série d’émission à la jeunesse, intitulée le bel âge sur France Culture. Un des épisodes était consacré aux « jeunes face aux identités masculines et féminines« , un autre à la sexualité, un autre aux transformations de la famille et de la conception. Les autres épisodes sont intéressants également !

La rediffusion d’une interview de Gisèle Halimi datant de 1973. Elle y parle d’avortement, mais aussi de féminisme, du travail des femmes, de politique… Captivant !

Projet, initiatives, concours

Création d’un Collectif des créatrices de bandes dessinées contre le sexisme. On y trouve des témoignages, des ressources, mais aussi une charte et des pistes pour lutter contre le sexisme.

3e édition du Prix « Jeunesse pour l’égalité » par l’observatoire des inégalités, concours de communication visuelle pour les 11-25 ans.

Divers

Une étude sur les jeux Iphone pour enfants intitulée des pixels et des stéréotypes par Sophie Gourion.

Bonne lecture ! Vous pouvez retrouver ces liens intéressants plus régulièrement sur la page facebook du blog et sur twitter. 

Les liens de la semaine (22 juin 2014)

Cette semaine :

Héro(ïne)s, une exposition de BD qui « propose d’illustrer et de faire réfléchir à la disproportion des représentations – personnages féminins/ personnages masculins- au sein de la BD, en demandant à des dessinatrices et dessinateurs d’imaginer et de réaliser la représentation féminine d’un héros de BD de leur choix » et qui a lieu du 16 au 30 juin à la mairie du 4e arrondissement de Lyon. Pour les non lyonnais(es), un tumblr réunit les dessins (et on peut y contribuer en proposant un dessin). Ca donne ça, par exemple :

astérix et cléopatre détourné maléfice koinséochato (Catel et B-gnet)

Vous trouverez ici une analyse par des membres du labo GenERe et du laboratoire junior Sciences Dessinées. On y parle BD franco-belge, mangas, comics, tenue des héroïnes, demoiselle en détresse, syndrome de la schtroumpfette…

 

Depuis quelques temps, on parle de menace sur les ABCD de l’égalité (j’en ai déjà parlé ici et ). Elle semble se préciser. L’express a annoncé que l’ABCD de l’égalité allait être enterré. Cela a été relayé (entre autres), par médiapart (dans un article réservé aux abonnés). Véronique Soulé propose une analyse intéressante de la situation ici :

Benoît Hamon « n’est pas chaud à l’idée de généraliser tel quel le dispositif (…). Mais sur les principes et le bienfondé de la cause, Benoît Hamon assure qu’il n’est pas prêt à transiger. Au contraire. Preuve est faite, selon lui, que l’école reproduit les clichés, générateurs d’inégalités filles-garçons. Elle a donc un rôle clé à jouer dans la lutte contre ces stéréotypes et dans la transmission d’une « culture de l’égalité ».  Simplement, cela peut se faire autrement: par une formation de tous les enseignants – et non plus seulement les volontaires des ABCD – afin d’éviter qu’ils reproduisent des biais,  y compris dans leurs comportements à l’égard des élèves filles et garçons, et par un enseignement qui serait, en conséquence, revu au travers de ce prisme. (…) inutile d’être naïve, il s’agit bien d’une reculade (…). Côté face, il est difficile de conclure qu’il s’agit d’un « enterrement » pur et simple. »

Dans le monde, un collectif a signé une tribune demandant la généralisation des ABCD de l’égalité. Elle a été signée, entre autres, par Osez le féminisme ou Catherine Vidal. Benoît Hamon devrait faire une annonce sur le sujet début juillet.

 

Je vous avais déjà parlé de la campagne « let’s books be books » en Angleterre, qui lutte contre la littérature genrée. L’association « Lets toys be toys » qui a lancé cette campagne réunit sur twitter de nombreuses photos, certaines qui pourraient illustrer un article « on progresse », et beaucoup qui pourraient illustrer ma catégorie « vive les stéréotypes » : ici ou .

 

Et sur les blogs de littérature jeunesse, la mare aux mots parle de Fille ou garçon ? de Sabine de Greef et Fleur dont on peut voir les premières pages ici. J’en profite pour vous redonner le lien de leur sélection de livres « pour casser les clichés sexistes ».

Retrouvez  les liens au fil de la semaine sur la page facebook du blog et désormais sur twitter ! Bonne lecture.

Les liens de la semaine (1er juin 2014)

Cette semaine :

Une sélection des livres des éditions Didier Jeunesse qui abordent la question de l’identité fille/garçon. On y trouve des livres d’Ilya Green, de Stéphane Servant…

Légothèque, un blog de l’Association des Bibliothécaires de France un blog sur les bibliothèques, la construction de soi et la lutte contre les stéréotypes. Il s’intéresse à la fois à l’antisexisme et au multiculturalisme.

Je découvre en retard que l’université Lyon 1 a organisé le 5e festival science et manga sur le thème du genre. Si la manifestation est terminée, on peut encore trouver sur le blog du festival des ressources intéressantes, en particulier une sélection de mangas analysés du point de vue du genre et des conférences filmées.

Une présentation des éditions Talents Haut par Camille Labousse. Son article a été commenté sur les vendredis intellos.

Pour ce qui est des livres antisexistes, la maison d’édition Des ronds dans l’O publie des bandes dessinées regroupant des courts récits d’auteurs et d’illustrateurs différents, intitulées En chemin, elle rencontre, sur les droits des femmes. L’éditeur leur a consacré des pages internet détaillées, avec présentation du projet et lien vers des articles de journaux ou de blogs qui en parlent. Le  premier volume s’intitule les artistes s’engagent contre la violence faite aux femmes, le second les artistes se mobilisent pour le respect du droit des femmes et le dernier les artistes se mobilisent pour l’égalité Femme-Homme. Ce dernier volume est également présenté (avec des images) par Noukette.

Je vous invite également à lire l’article de Delivrer des livres sur On n’est pas des poupées, mon premier manifeste féministe de Delphine Beauvois et Claire Cantais (la ville Brûle, 2013) et un article de Toute la culture sur la déclaration des droits des filles et la déclaration des droits des garçons d’Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol (Talents Hauts, 2014).

Et retrouvez toujours les liens sur la page facebook du blog ! Bonne lecture.

Les ressources de la bibliothèque municipale de Lyon

Grâce à la réponse du guichet du savoir à Picsou magazine dont je donnais le lien hier, j’ai découvert que la bibliothèque municipale de Lyon donnait de nombreuses ressources pour une littérature jeunesse non sexiste. En particulier grâce au point G. C’est un « centre de ressources sur le genre, identités, sexualité, mémoire gay et lesbienne » qui « a pour objectif de rassembler un ensemble documentaire ciblé sur les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelle ». Il propose de nombreuses bibliographies dont :

Même si cela concerne moins directement notre sujet, Point G propose d’autres bibliographies concernent l’orientation sexuelle, l’homosexualité, l’homophobie, l’homoparentalité. Celle destinée à la jeunesse est ici et on y trouve la référence d’un mémoire de Thomas Chaimbault, l’homosexualité dans la littérature de jeunesse (2002). 

Le guichet du savoir a également publié une réponse qui donne des pistes de recherche sur l’image de la femme dans la littérature jeunesse. On y trouve de nombreuses références déjà présentes sur la page Analyse des représentations genrées, comme Filles d’Albums de Nelly-Chabrol Gagne ou la thèse d’Hélène Montardre, mais aussi de nombreux titres que je découvre :

– Isabelle Smadja, le temps des filles (PUF, 2004) qui « analyse trois romans destinés à la jeunesse : À la croisée des mondes de P. Pullmann, L’élue et Le passeur de Loïs Lowry, dans lesquels les femmes et la féminité sont mises en avant, non pas dans la fonction de mère, mais plutôt dans celle d’héroïne, de sauveur et de protectrice des valeurs » et qui est présenté ici.

– Joëlle Nouhet-Roseman, Les mangas pour jeunes filles, figures du sexuel à l’adolescence2011. 

 – Bérangère Bitsch, La littérature de jeunesse : la place de la femme dans la littérature de jeunesse (mémoire de master, 2010).

– Christian Chelebourg avec la collaboration de Danièle André et Danièle Henky, Représenter la jeunesse pour elle-même, 2010 (On y trouve une analyse des représentations de la jeunesse dans la littérature qui lui est adressée : la sexualité et le genre dans la littérature pour la jeunesse  :survie des stéréotypes, « hypersexualisation » des adolescents, la fratrie dans l’adaptation cinématographique du roman de Christophe Honoré, « Tout contre Léo ») 

– Anne-Bénédicte Damon, Représentation des femmes et des jeunes filles pendant la Seconde Guerre mondiale dans la littérature de jeunesse de langue anglaise (1940-2005)  (thèse, 2008)

– Elisabeth Rezbanyay, Les modèles féminins dans les romans pour filles de l’Amérique victorienne (thèse, 2008)

– Daniela Di Cecco, Entre femmes et jeunes filles : le roman pour adolescentes en France et au Québec2000.

– Catherine Chamboux-Hales,  Petites filles et femmes dans la littérature de jeunesse en France (1978-1981) (thèse, 1997).

Ces références rejoignent les pages Analyse des représentations genrées et Bibliographies.

 

On trouve enfin un article de Point d’actu de 2008 intitulé Cerveau masculin / cerveau féminin qui fait le point sur l’état des recherches sur le cerveau et l’influence du sexe et du genre sur celui-ci, avec de nombreuses références.

Bonne lecture !

Une fille est forcément accro au shopping, c’est génétique ! (vive les stéréotypes, 7)

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Ou comment véhiculer à la fois le stéréotypes de la nana accro et shopping, celui de la fille incapable d’être rationnelle et celui qui dit qu’une fille ne sait pas ce qu’elle veut…

Trouvé dans le dernier « Journal de Mickey », extrait de la nouvelle BD de Disney Real life.