Syros

Un an déjà ! Et un concours pour fêter ça

Je viens de me rendre compte que le blog avait un an… et déjà quelques jours ! Sur ce blog qui a pourtant commencé suite à une polémique d’extrême droite contre la littérature jeunesse et par pas mal de coups de gueule, je tiens avant tout à réunir des ressources utiles pour proposer autre chose. Présenter des bibliographies, des sélections, des livres coups de cœur

Et même si j’ai été moins présente ces derniers temps, et que je ne sais pas trop quelle disponibilité j’aurai dans les mois qui viennent (probablement pas énormément…), j’ai plein d’envies, d’idées, etc. Dans mes brouillons et mes articles à rédiger, on trouve aussi bien la suite de l’analyse de l’association du côté des petites filles, une analyse de la presse pour petites filles, une série d’articles sur « Max et Lili », la présentation des albums on n’est pas des poupées et on n’est pas des super héros

En attendant, pour fêter ce premier anniversaire, j’avais envie de vous faire un petit cadeau en vous faisant gagner deux livres, dont j’ai parlé cette année. Un livre pour vous (ou votre ado), et un livre pour enfants.

Vous pouvez donc gagner l’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon dont j’ai parlé ici.

Histoire Julie ombre garçon Thierry Magnier

Ou les mots indispensables pour parler de sexisme dont j’ai parlé . mots indispensables pour parler du sexisme Pour participer au tirage au sort, dites moi pour quel livre vous participez (Vous pouvez participer pour les deux livres si vous le souhaitez, mais je ferai en sorte qu’il y ait deux gagnants différents), et parlez moi d’un livre antisexiste pour enfant qui vous plait particulièrement ou d’un livre pour adulte qui vous a poussé à vous intéresser au féminisme.

Je tirerai le gagnant au sort le dimanche 8 mars, vous pouvez participer jusque là !

Les mots indispensables pour parler du sexisme de Jessie Magana et Alexandre Messager

J’ai déjà cité ce livre à plusieurs reprises sur le blog, en particulier dans mon article consacré aux documentaires pour adolescents chez Syros. Il était temps que je vous en parle plus en détails.

mots indispensables pour parler du sexisme

« Deux auteurs, un homme et une femme, ont échangé, déconstruit leurs représentations. L’une a du prendre de la distance, l’autre a découvert des aspects du sexisme qu’il ne soupçonnait pas. Ce livre est l’histoire d’un échange, d’un partage dans une relation d’égalité. Ce que devrait être une société sans sexisme, en somme ».

Jessie Magana est une auteure très attachée à l’égalité hommes-femmes, et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet : Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants aux éditions du Baron Perché (2014), Gisèle Halimi, non au viol dans la collection « ceux qui ont dit non » chez Actes Sud Junior (2013) ou Riposte : comment répondre à la bêtise ordinaire chez Actes Sud Junior (2014) qui apporte aux enfants des arguments contre le sexisme mais aussi contre d’autres formes de discrimination. Elle intervient aussi auprès de scolaires, de groupes : « J’envisage vraiment ces livres comme un point de départ ; ce qui m’intéresse c’est d’intervenir auprès de parents ou de professionnels, dans les classes, etc. » (source). Je l’ai trouvée très intéressante dans la super émission de radio « Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin. »

Alexandre Messager est journaliste et auteur de documentaires pour la jeunesse. Il a en particulier publié, dans la même collection les mots indispensables pour parler du racisme.

Et qu’y a-t-il donc dans ce livre ?

60 noms communs ou noms propres, classés par ordre alphabétique (on commence avec Amazones pour conclure avec Zizi/zezette) qui permettent à la fois d’aborder (succinctement) l’histoire du féminisme et les défis de la société actuelle. De nombreuses illustrations (photographies, publicités, dessins…). Et surtout, pour chaque article, des renvois internes mais aussi de nombreuses références pour aller plus loin, livres, sites internet ou films. A chaque fois, une signalétique indique à quel public ils peuvent s’adresser (collège/lycée/adultes). A mes yeux, c’est une des grandes richesses de ce documentaire car il en fait un point de départ idéal pour les ados mais aussi les adultes qui veulent en savoir plus. Un seul regret peut être : alors que les auteurs citent de nombreux films de fiction, ils se limitent, pour les livres, aux documentaires et essais.

Voilà comment cela se présente :

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Vous pouvez en découvrir d’autres extraits sur le site de l’éditeur, ici.

Il est difficile de résumer ce livre, en raison même de sa forme. Mais on trouve des articles définissant les termes indispensables quand on aborde le féminisme (féminisme, stéréotypes, genre…) et d’autres consacrés à l’éducation (mere/père, jouets, rose/bleu, littérature jeunesse, manuels scolaires…), à l’inégalité hommes/femmes dans la société et le monde du travail (discrimination, harcèlement sexuel, métier…), à la culture populaire (Hip-hop, Wonder Woman…), au corps ou comment les différences biologiques sont utilisées pour justifier le sexisme (Nature, Cerveau, Utérus) et aux pressions exercées sur le corps des femmes (Beauté, jupe, kilos, seins…). Il prend soin d’être ouvert sur le monde, sans pour autant minimiser le sexisme occidental (voir en particulier l’article Égalité des sexes). Concernant les grands débats qui traversent le féminisme aujourd’hui, les différentes positions sont présentées (voir l’article ‘Prostitution » par exemple).

On revient aussi (brièvement) sur l’histoire du féminisme avec les biographies de grandes figures du féminisme : Simone de Beauvoir, Angela Davis (on y parle d’intersectionnalité entre racisme, sexisme et classisme, sans prononcer ce mot cependant), Marguerite Durand, Olympe de Gouges, Louise Michel et Virginia Woolf.

Ce livre est donc un excellent point de départ, pour prendre conscience du sexisme dans notre société, pour avoir des arguments solides et, si on souhaite aller plus loin, pour trouver de nombreuses références. Il me semble donc que c’est un excellent outil  et un très bon ouvrage de vulgarisation, destiné aussi bien aux adolescents qu’aux adultes.

Un seul article m’a posé problème, celui sur le « masculinisme » présenté comme luttant contre la misandrie et le sexisme anti-hommes, disant que seuls les extrêmes tombaient dans la stigmatisation de l’autre sexe. Pour moi l’ensemble du mouvement masculinisme est un mouvement sexiste, donc luttant contre les progrès des droits des femmes (mais si certains connaissent des associations qui évitent les excès, je suis preneuse).

Sinon, j’ai quelques mini réserves sur des points de détail. Des phrases qui auraient du, selon moi, être tournées autrement ou des petites inexactitudes. Prenons l’article « contraception » reproduit plus haut : dans l’histoire, les femmes ont toujours travaillé, malgré les grossesses. Et je ne considère pas que la pilule soit plus sûre que d’autres moyens de contraception comme le stérilet, même si effectivement son invention a changé la vie des femmes. Ou dans l’article « mère/père », l’idée de nouvelle répartition des tâches me paraît enjoliver la réalité, et il aurait été intéressant d’ajouter une phrase sur les clichés touchant les pères au foyer ou vraiment investis. Mais il faut dire qu’une ou deux pages pour aborder certains sujets, c’est très court, et j’aurais eu souvent envie de développer, de détailler, de compléter… ou résumé un peu différemment. Mais rien qui ne remet en cause la qualité de l’ensemble.

 Si vous voulez d’autres avis sur ce livre, il y a eu un article dans Ouest France. Et sur les blogs, la mare aux mots, les livres de Georges, Lireado, le bateau livre, le blog des ados de Mollat.

Documentaires antisexistes pour ados chez Syros

Il y a quelques jours, je vous parlais de la fabrique des filles de Laure Mistral, passionnant documentaire sur l’éducation genrée. Il s’inscrit dans une collection intitulée « Femmes ! » dont j’avais envie de vous parler aujourd’hui.

La collection « Femmes ! » est construite sur le modèle de la collection « j’accuse ! », à partir de témoignages. Elle a pour but « d’amener chaque lecteur – fille, femme, garçon ou homme – à s’engager dans les grands combats pour l’égalité entre femmes et hommes ». Elle est dirigée par Philippe Godard et certains titres sont publiés en partenariat avec le mouvement français pour le planning familial (MFPF).

Dans un entretien, Sandrine Mini, directrice des éditions Syros, en parle ainsi :

Je souhaitais depuis plusieurs années développer des collections de livres qui puissent aider à lutter contre le sexisme et les discriminations de genre. (…) Nous sommes nombreux à être inquiets par la recrudescence des collections spéciales « filles » et spéciales « garçons » qui, au lieu de promouvoir la mixité, renforcent de manière scandaleuse des stéréotypes déjà trop ancrés dans les mentalités. Lorsque Elise Thiébaut et Agnès Boussuge, auteures du « J’accuse ! » sur l’excision Le pacte d’Awa, m’ont fait part de leur envie (et de l’urgence) de voir naître, enfin, une collection entièrement consacrée aux questions d’égalité entre les hommes et les femmes, il a paru évident que Syros était la maison qui pouvait et devait se lancer dans une telle entreprise. J’ai donc décidé de reprendre le nouveau modèle de « J’accuse ! » (témoignages et documents), et de publier cette série de titres sous le nom de « Femmes ! » pour qu’ils soient immédiatement identifiables. Contrairement à « J’accuse ! », les titres « Femmes » n’ont pas tous vocation à dénoncer les violations de droits humains mais ils s’attachent, en donnant matière à débat, à démontrer l’importance d’un combat pour l’égalité des sexes. Philippe Godard a accepté de prendre la direction de ces titres et nous avons confié la rédaction des deux premiers ouvrages à Elise Thiébaut et Agnès Boussuge. Il s’agit de Si j’étais présidente, Des femmes en politique et J’appelle pas ça de l’amour, La violence dans les relations amoureuses.

Parmi les titres existants, on trouve donc La fabrique des filles, en version papier ou en version numériquele droit de choisir, un livre numérique sur l’avortement en France et dans le monde. Deux titres plus anciens sont épuisés, mais sans doute trouvables en bibliothèque : si j’étais présidente, sur les femmes en politique, et j’appelle pas ça de l’amour, la violence dans les relations amoureuses. On peut y ajouter un titre de la collection « j’accuse ! » le pacte d’Awa, pour en finir avec les mutilations sexuelles, lui aussi épuisé. Il ne semble plus y avoir de publication dans cette collection.

Mais les éditions Syros viennent de publier dans une autre collection les mots indispensables pour parler du sexisme de Jessie Magana et Alexandre Messager. Il s’agit là encore d’un documentaire pour les ados et les adultes. Il est décrit ainsi sur le site de l’éditeur :

Le sexisme est plus que jamais d’actualité. Même si notre société a évolué, l’égalité entre les hommes et les femmes, entre les filles et les garçons, est loin d’être réalisée. Nous sommes encore prisonniers de nos clichés, de nos stéréotypes sexistes. Ils peuvent avoir de lourdes conséquences et nous empêchent de nous réaliser pleinement. Parler du sexisme, c’est tenter de le comprendre pour mieux le combattre. Tel est l’objectif de ce livre, qui, sous la forme d’un abécédaire en 60 mots, décrypte tous les aspects du sexisme, passés et présents : de « Amazones » à « Zizi/Zézette », en passant par « Beauté », « Égalité des sexes », « Foot », « Manuels scolaires », « Violences »…

mots indispensables pour parler du sexisme

Je n’ai pas encore eu l’occasion de le lire, j’espère que ça sera le cas rapidement, mais j’en ai entendu beaucoup de bien et les extraits que j’ai lus ici (merci Syros pour les extraits en ligne) m’ont semblé très prometteurs. Si vous voulez en savoir plus, il y a eu un article dans Ouest France. Et sur les blogs, la mare aux mots, les livres de Georges, Lireado, le bateau livre, le blog des ados de Mollat.

Les auteurs ont été invités dans l’émission « Tous les chats sont gris » sur France inter. Jessie Magana, auteure engagée, a publié de nombreux livres autour des droits des femmes (Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants, Riposte ! comment répondre à la bêtise ordinaireGisèle Halimi non au viol !…). Elle a été l’invitée de l’émission « Ecoute, il y a un éléphant dans le jardin » du 14 mai (que j’avais déjà mis dans ma sélection de liens du 25 mai) et elle est super à écouter. On trouve également un entretien avec elle ici.

La fabrique des filles de Laure Mistral

La fabrique des filles est un documentaire de Laure Mistral à destination des adolescents qui a pour sous-titre « Comment se reproduisent les stéréotypes et les discriminations sexuelles ».

fabrique des filles

Ce livre  s’ouvre par une partie « témoignages ». On y trouve des entretiens avec 4 adolescentes de 14 à 18 ans à propos de la féminité, de la différence fille/garçon, de l’avenir… Il s’agit là de filles qui ne sont pas forcément militantes ni même féministes, mais qui s’interrogent sur le sujet. Il est intéressant de noter que ce qu’elles soulignent le plus, quand on parle de différence entre les filles et les garçons, c’est la plus grande liberté qu’on laisse aux garçons par rapport à elles. On trouve ensuite des entretiens avec des femmes plus âgée : une femme d’une trentaine d’année qui aborde la maternité, l’éducation des enfants et la conciliation vie familiale / vie professionnelle et une femme d’une cinquantaine d’années qui revient sur l’évolution ces dernières années et qui considère qu’on est en pleine régression.

On trouve ensuite 70 pages de « dossier » qui vont démontrer de manière systématique qu’on éduque différemment les filles et les garçons et qu’on fabrique ainsi des différences entre les sexes. Ce dossier est divisé en 7 parties :

  • la fabrique scientifique des filles. On s’intéresse alors au cerveau, on parle de plasticité cérébrale (le cerveau se développe en fonction du vécu et des expériences de l’individu), au rôle (surévalué) des hormones, au mythe de l’instinct maternel.
  • la fabrique familiale des filles, ou comment les parents interprètent différemment les comportements de leur bébé selon son sexe puis éduquent différemment filles et garçons.
  • la fabrique médiatique des filles : « on aurait pu penser que la multiplication des images et des supports permettrait la diffusion d’une plus grande diversité de représentations, de modèles ou de rêves. Or il semblerait au contraire qu’ils renforcent une vision très stéréotypée des sexes et que, si leurs messages sont parfois contradictoires, ils ne s’annulent pas mais au contraire se cumulent pour imposer aux filles une image toujours plus contraignante : il faut être à la fois sage et sexy, drôle mais discrète, à la mode mais sans ostentation, battante mais réaliste… »
  • la fabrique scolaire des filles s’intéresse aux différences de traitement entre filles et garçons au sein d’une classe, au mythe selon lequel les garçons sont matheux et les filles littéraires, à l’orientation et aux études…
  • la fabrique professionnelle : la séparation entre métiers « féminins » et métiers « masculins », le plafond de verre, l’inégalité salariale, les temps partiels imposés…
  • la fabrique politique : la sous-représentation des femmes dans le monde politique et le machisme de ce milieu, mais aussi les femmes dans les syndicats ou les associations
  • la fabrique sociale des filles : la violence faite aux femmes, les religions patriarcales…

On trouve ensuite une partie « entretiens » :

  • un entretien avec Catherine Monnot, anthropologue, à propos de la préadolescence et de l’adolescence face aux médias
  • un entretien avec Christine Bard, historienne, à propos, entre autres, de la séduction, des vêtements et de la situation du féminisme dans la France contemporaine
  • un entretien avec Marie Duru-Bellat, sociologue spécialiste de l’école
  • un entretien avec Françoise Héritier, anthropologue

Enfin, une partie « ressources » propose une bibliographie, une filmographie et la présentation brève de quelques associations féministes.

 

J’ai vraiment trouvé cet ouvrage passionnant et très utile. On pense bien sûr à Du côté des petites filles d’Elena Belotti, mais en beaucoup plus accessible et avec des données actualisées.

Si j’avoue être passée un peu rapidement sur la partie « témoignages », j’ai vraiment apprécié la partie « dossier » qui analyse les différents aspects de la question tout en montrant bien qu’ils sont interconnectés. La démonstration est limpide, se lit très facilement, mais s’appuie sur de nombreuses études. J’ai vraiment apprécié que les exemples soient nombreux, concrets et chiffrés. On y apprend par exemple que si les femmes représentent 57% des employées de la fonction publique, elles ne sont plus que 13,4 % dans les emplois de direction ou d’inspection. Que pour un même emploi, les femmes sont surdiplômées par rapport aux hommes. Que les femmes consacrent deux fois plus de temps par semaine que les hommes aux tâches ménagères et que cette inégalité s’accentue avec l’arrivée des enfants. Que lorsqu’on interroge les parents sur les futurs métiers de leurs enfants, ils souhaitent des horaires souples pour leur filles dans 44% des cas mais seulement dans 19% des cas pour leur fils. Que si l’on s’intéresse aux enseignants, on constate que plus de 80% des enseignants du primaires sont des femmes, elles sont 57% dans les collèges et les lycées et plus que 37% dans l’enseignement supérieur. On peut parfois déplorer des affirmations un peu rapides, mais le sujet est tellement vaste que je le trouve bien synthétisé !

Les entretiens permettent à des chercheuses de vulgariser leurs propres recherches mais aussi à ces femmes engagées de présenter leur réflexion sur la société actuelle. C’est la partie où j’ai appris le plus de choses.

Ce livre s’adresse aux adolescents, mais il me semble parfaitement adapté pour des adultes qui souhaitent une première approche du sujet ou avoir des arguments chiffrés et sourcés. Il faudrait le faire lire à tous les parents qui disent « mais non, maintenant on élève tous les enfants de la même façon » et qui ensuite offrent une poupée à leur fille et une voiture à leur fils.

Il serait vraiment intéressant d’avoir bientôt une « fabrique des garçons », qui n’apparaissent qu’en creux ici.

 

Vous pouvez feuilleter ce livre ici et en découvrir de nombreux passages, et Radicale le présente . Il existe en format papier (13,50 euros), mais aussi en livre numérique (9,49 euros) que vous pouvez acheter ici.

Et moi, très vite, je vous prépare une présentation de la collection « Femmes ! » de chez Syros dans laquelle cet ouvrage s’inscrit.

Les liens de la semaine (25 mai 2014)

Cette semaine :

Ca y est, l’émission « Ecoute, il y a un éléphant dans le jardin » du 14 mai peut être réécoutée en ligne. L’invitée est Jessie Magana, auteure entre autres de :

  • Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants, de Jessie Magana, le Baron perché, pour adultes
  • Riposte ! comment répondre à la bêtise ordinaire, de Jessie Magana, illustré par Alain Pilon, Actes Sud junior, à partir de 9 ans
  • Les mots indispensables pour parler du sexisme, de Jessie Magana et Alexandre Messager, Syros, pour grands ados et adules

Je n’ai pas encore eu le temps de l’écouter, mais je suis sûre que c’est passionnant, et j’ai justement prévu de vous parler très bientôt des documentaires pour ados de chez Syros.

 

Un article d’une bibliothécaire sur la nécessité de proposer aux enfants des livres variés et des livres qui abordent entre autres les questions d’égalité des sexes (et sur le fait que ça se fait dans le cadre d’une politique d’acquisition réfléchie) : « Les documentaires comme les albums et les romans traitent parfois de sujets de société comme la famille, la parité, le sexisme ou encore l’homosexualité. Ce sont des thèmes qui intéressent les enfants au même titre que les volcans ou les dinosaures. Si le traitement de l’information est adapté dans le documentaire, si le roman et l’album présentent de vraies qualités littéraires alors le livre sera acheté. » 

Un compte-rendu de lecture sur le livre de Catherine Monnot, Petites filles d’aujourd’hui, l’apprentissage de la féminité (Autrement, 2009), découvert grâce au blog de l’institut Egaligone.

Un article du blog Des livres et des enfants à propos de l’album Votez Victorine de Claire Cantais (qui avait déjà illustré On n’est pas des poupées, mon premier manifeste féministe). Encore un album dont il faut que je vous parle !).

 

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