psychologie

Technique de séduction pour adolescentes (Vive les stéréotypes, 11)

Samedi, je suis allée faire un tour à la Fnac, chose que j’évite en général. En passant devant les présentoirs pour ados, j’ai été contente d’y trouver « les mots indispensables pour parler du sexisme » de Jessie Magana et Alexandre Messager. Et puis j’ai jeté un coup d’oeil aux titres des livres d’à côté…

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Et j’aurais pas du. Voilà quelques extraits de Comment plaire aux garçons, et surtout à l’un d’entre eux de Stephane Clerget illustré par Soledad Bravi (Limonade, 2014).

Je l’ai feuilleté très rapidement. Mais cela m’a suffi pour y relever quelques perles. On commence par un conseil donné par une fille pour plaire aux garçons :

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Un très bel exemple des injonctions contradictoires que subissent les filles et les femmes : être mince mais pas trop, intelligente mais pas trop, rigolote mais pas trop, coincée mais pas trop… Et surtout, ne pas être une « fille facile », c’est le mal.

Certes, on pourra dire que ce sont les propos d’une adolescente et pas ceux de l’auteur. Mais il n’y a pas de prise de distance avec ce témoignage. Et les propos de l’auteur ne valent parfois pas mieux. J’ai un faible pour la psychologie de la coupe de cheveux :

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Dans le genre « l’important n’est pas de découvrir ce qui te correspond le mieux mais de plaire aux garçons » « je fais de la psychologie à 2 balles » et « vive les injonctions contradictoires », ce passage est pas mal, non ?

L’auteur, Stephane Clerget, psychiatre spécialiste de l’adolescence, s’est exprimé à propos des stéréotypes filles/garçons dans le figaro. Ca vaut son pesant de cacahouètes.

Pourquoi les garçons sont meilleurs en math ? « Il y a sans doute plusieurs explications. L’imprégnation d’hormones mâles sur le fœtus influe sur le cerveau, ce qui explique les différences – certes beaucoup moins nombreuses qu’on ne l’a longtemps cru – entre le cerveau des garçons et celui des filles. Cette imprégnation hormonale favorise l’agressivité des garçons, ce qui encouragerait leur esprit cartésien. » (il n’a probablement pas entendu parler de cette expérience). « Et pourquoi les garçons jouent-ils à la guerre et pas les filles? Lorsqu’ils réalisent, vers 4 ans, qu’ils ne pourront jamais avoir un bébé dans leur ventre, qu’il ne pourront pas donner la vie, c’est un drame. Ils décident alors de donner la mort, qui est un pouvoir équivalent à celui de donner la vie. Voilà des explications psychologiques qui ne sont pas liées à l’éducation mais bien à la réalité biologique. »

 

EDIT : @SaptePupici en a fait un compte-rendu de lecture sur twitter, qu’on peut trouver ici.