Nathalie Hense

Un an déjà ! Résultats du concours

J’ai un peu de retard pour le tirage des résultats. Ca devient une habitude ces derniers temps… Mais vos commentaires m’ont fait très plaisir ! Ma liste de livre à lire ou à commenter sur ce blog s’est enrichie de plusieurs titres !

Trêve de bavardage.

C’est Lilyla qui gagne les mots indispensables pour parler du sexisme.

Et c’est Chloé qui gagne l’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon.

Et puis je me suis dit qu’il fallait que je me prête au jeu aussi. Mon livre jeunesse antisexiste préféré… La question n’est pas facile parce que j’en ai lu ou commenté beaucoup. Tous les titres qui apparaissent actuellement dans l’onglet Livres sont des coups de cœur, et ce n’est qu’un début ! J’ai cependant une tendresse particulière pour Marre du rose de Nathalie Hense et Ilya Green.

Quant au livre qui m’a poussé à m’intéresser au féminisme… Je me suis toujours considérée comme féministe. J’ai souvent dit que j’étais féministe, mais pas militante. La lecture de Contre les jouets sexistes aux éditions l’Echappée m’a beaucoup marquée.

contre les jouets sexistes

J’en avais d’ailleurs fait un (long) résumé sur le site des vendredis intellos, avec une introduction consacrée à l’injonction à un genre, une première partie à la construction de la féminité et de la masculinité, une seconde partie à la norme hétérosexuelle et enfin une troisième partie aux alternatives et aux luttes.

Et puis je peux citer aussi ma voiture de Byron Barton, un album pour enfant, un des chouchous de mon fils qui a l’intérêt de s’éloigner de certains clichés. Et pourtant, après quelques mois à travailler avec des tout-petits à la bibliothèque, je me suis rendue compte que je le proposais beaucoup plus souvent à des petits garçons qu’à des petites filles parce que je me disais inconsciemment « un livre sur les voitures, ça va leur plaire ». C’est un point de départ de mes réflexions sur une littérature jeunesse antisexiste, et donc une des origines de ce blog!

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Les liens de la semaine (30 mars 2014)

– Le blog à l’ombre du grand arbre propose un article intitulé Drôle de genre avec une « petite sélection d’ouvrages dont les héros sont des héroïnes, et pas moins valeureuses » et un entretien avec Delphine Beauvois, auteure de On n’est pas des Poupées et Mélanie Delcourt, éditrice chez Talents Hauts.

 

– Grâce au lien précédent, je suis tombée sur un article du blog 3 étoiles sur deux albums qui me tiennent particulièrement à coeur : Marre du Rose de Nathalie Hense et Ilya Green dont j’ai déjà parlé ici et l’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel, Anne Galland et Anne Bozellec.

Cette semaine, à la bibliothèque, nous avons découvert que notre exemplaire de l’histoire de Julie avait été censuré par un lecteur, qui a collé sur le passage qui ne lui convenait pas un post-it avec écrit en gros, en rouge et avec un point d’exclamation « CENSURÉ ! ». Autant vous dire que ça m’a donné deux fois plus envie d’en parler !

 

– Je vous parlais la semaine dernière de deux articles de Katy Guest concernant la décision de The Indépendant de ne plus chroniquer de livres « pour filles » et « pour garçons ». Le second article a été à son tour traduit en français par l’observatoire de la théorie du binaire.

 

Voilà pour cette semaine !

Marre du rose ! de Nathalie Hense et Ilya Green

Sur ce nouveau blog, il fallait absolument que je commence par parler de Marre du rose de Nathalie Hense et Ilya Green. Parce que ce livre est mon gros coup de coeur parmi les livres antisexistes.

marre du rose

Elle aime le noir. Elle aime les insesctes et les araignées (« j’ai même pas peur de les prendre dans mes mains »), les fossiles et les dinosaures… et surtout les grues ! Elle observe ses amis Auguste et Carl dessiner des coccinelles et coudre des habits pour les poupées.

Mais elle doit faire face aux remarques de son entourage. « Maman dit que je suis un garçon manqué ». « Coudre, ma mère dit que c’est un truc de fille ». « Mais ça, tout le monde dit que c’est que des choses de filles ».

Pourtant, elle affirme haut et fort qu’elle est une « fille réussie » avant de se réfugier dans sa cabane.

marre du rose intérieur

Nelly Chabrol-Gagne en parle joliment dans son livre Filles d’albums (elle y consacre la page 31 et propose une analyse détaillée de l’album) :

« Cette fillette au caractère bien trempé (qui) n’aime pas les jeux dits de filles, mais revendique son appartenance au sexe féminin, tout comme elle sait bien que Carl est un garçon, même s’il peint des fleurs sur ses dessins et qu’il a peur de tout. Peu à peu, l’héroïne se forge un savoir incontestable : il y a bien des filles et des garçons, d’un point de vue biologique ; mais sur le plan des agissements, elle récuse toute attribution d’un coefficient sexué à telle ou telle activité. » (…). Elle se sait « fille réussie » et non « garçon raté ».

J’en ai longuement parlé dans un article publié sur le blog des vendredis intellos.

Vous pouvez également retrouver des présentations de cet album sur la mare aux mots, Mya’s books, chez Laurette (tout en bas de la page), la soupe de l’espaceSacripan, Altersexualité, deslivresetlesenfants.

On trouve également des articles consacrés à ce livre sur Ricochet ou télérama.

Edit du 30/03/2014 : il y a aussi un article qui en parle sur le blog trois étoiles.