Magnard

Homosexualité dans les albums jeunesse, partie 1

J’ai participé il y a quelques temps à une table ronde sur la représentation des LGBT dans la littérature jeunesse (dire que quand j’ai commencé cet article, il débutait par « je vais participer dans quelques temps à une table ronde »…) avec Mx Cordelia, Anne-Fleur Multon, Marie de Ce que tu mates et Hélène Breda.

Elle a été enregistrée et on peut l’écouter ici :

 

Et c’était vraiment chouette ! (j’espère que ça l’est aussi à l’écoute, mais en tout cas j’ai adoré y participer). Pour cette table ronde, je me suis plus particulièrement penchée sur les albums jeunesse. Et j’ai eu envie d’en parler ici aussi, de manière complémentaire à la table ronde, en vous présentant des titres, en vous montrant des extraits d’albums, etc.

Je parlerai ici d’homosexualité quasiment uniquement, la bisexualité et la transidentité étant absentes, ou presque, des albums jeunesse.

 

Une représentation très récente

Les représentations explicites d’homosexualité dans les albums pour enfants sont inexistantes jusqu’à très récemment, c’est-à-dire au début des années 2000. Soit un peu plus tard que dans les romans jeunesse, où ils apparaissent de manière discrète au début des années 1990.

Cependant, bien avant, certaines situations, certains personnages se prêtent à une interprétation homosexuelle : des « amis » qui vivent ensemble, en particulier. Je pense par exemple à Poule Rousse d’Etienne Morel et Lida, publié en 1949, où les deux amies emménagent ensemble et où la dernière phrase évoque la fin heureuse des contes pour les couples hétérosexuels.

poule rousse

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(et elles lisent ensemble la plus mignonne des petites souris, un des albums préférés de toute mon enfance mais aussi un des livres les plus sexistes qui soient…).

Et c’est encore le cas dans des livres plus récents. On peut par exemple citer Renard & Renard de Max Bolliger et Klaus Ensikat (Joie de Lire, 2002).

renard & renard

L’éditeur parle, dans la présentation de l’album, de deux frères, mais rien (en tout cas dans la traduction française) ne l’indique dans le texte du livre. On voit juste deux renards mâles aux caractères opposés vivre ensemble, se manquer quand ils sont séparés, et s’aimer. L’album se termine sur cette phrase : « par dessus-tout, il s’ennuyait du renard peureux qui l’attendait dans leur terrier ».

Chez ce même éditeur, je m’interroge sur va faire un tour ! de Joukje Akveld et Philip Hopman, publié en 2017, alors qu’on trouve désormais régulièrement des livres évoquant explicitement l’homosexualité.

va faire un tour

Ce livre commence par ce qui ressemble fort à une scène de ménage entre William et Bruno, qui vivent ensemble. Bruno, agacé, part faire un tour en vélo, tout en pensant à William. Cette séparation leur permet de se calmer et ils sont heureux de se retrouver. L’album s’achève sur une image des deux personnages qui dinent ensemble dans leur cuisine. Une photo sur le mur ressemble fortement à une photo de couple. Et pourtant, Bruno désigne William comme son ami.

Mais s’il était impensable de parler homosexualité dans un album dans les années 50, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Alors couple ou collocation ? Je serais curieuse de savoir ce qui est dit dans la version originale, en néerlandais.

Ces livres laissent aussi, et ça peut être précieux, une liberté d’interprétation au jeune lecteur. Qui peut ainsi y puiser ce dont il a besoin.

 

Le premier album a utiliser ouvertement le mot homosexuel, à ma connaissance, c’est Marius de Latifa Aloui M. et Stéphane Poulin, à l’atelier du poisson soluble, en 2001. Mais plusieurs albums abordent le sujet de l’homosexualité juste avant : l’heure des parents de Christian Bruel et Nicole Claveloux (Etre, 1999), Camélia et Capucine d’Adela Turin et Nella Bosnia (Actes Sud Junior, 2000). Enfin, un précurseur, si on le compte parmi les albums et non parmi les romans première lecture (il est à la limite entre les deux), Je me marierai avec Anna de Thierry Lenain et Mireille Vautier (éditions du sorbier, 1992).

 

On va ensuite voir une première vague d’albums mettant en scène des personnages homosexuels au milieu des années 2000, avant une nouvelle accélération de la production depuis le mariage pour tous et les années 2012-2013. Cependant, on reste dans une production de niche, souvent par de petits éditeurs (voir des micro-éditeurs militants). Ce qui pose la question de la diffusion des livres et de l’accès du grand public à ces questions.

 

Homoparentalité

Dans les albums jeunesse, actuellement, la présence de l’homosexualité est souvent, avant tout, homoparentale. Les premiers livres à aborder la question apparaissent donc autour de 2000, et se multiplient depuis le mariage pour tous. Certains sont purement narratifs, beaucoup ont des velléités documentaires.

Le premier cas que l’on trouve, c’est celui de la famille recomposé, avec un enfant issu d’un couple hétérosexuel.

Marius, donc, est un petit garçon de 5 ans qui raconte son quotidien avec ses mots à lui. Ses parents se sont séparés, il a donc deux maisons, et « maintenant maman a un amoureux et mon papa aussi ».

marius

Il raconte pêle-mêle sa cabane dans le jardin, son amoureuse la « femme-pirate », l’amoureux de sa maman qui « n’aime pas qu’on lui coupe la parole » et l’amoureux de son papa qui « rouspète quand je parle en même temps que le monsieur de la télévision ». Mais aussi l’incompréhension de certaines personnes de son entourage : sa grand-mère ou son institutrice.

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C’est un très bel album et avec des illustrations très fortes et originales de Stéphane Poulin à la peinture à l’huile.

On trouve ici une situation qu’on retrouvera dans plusieurs album : un enfant pour qui la situation est évidente, et qui la dit, sans aucune difficulté. Et les préjugés des adultes, les remarques homophobes auxquelles l’enfant doit faire face. Sans forcément les comprendre vraiment.

 

Dans la quasi totalité des livres, donc, l’homosexualité du parent est totalement accepté par l’enfant. Le seul livre que j’ai lu où c’est l’enfant qui rejette l’homosexualité de son père, c’est l’amoureux de papa d’Ingrid Chabbert et Lauranne Quentric (Kilowatt, 2017), comme on le voit dans la vidéo les livres pour enfants sur l’homoparentalité 2 : Amandine, l’héroïne, elle aussi issue d’un couple hétérosexuel séparé, refuse l’homosexualité de son père et son nouveau compagnon (qui se trouve être son instituteur). Elle comprendra ensuite que « c’est de l’amour tout ça, juste de l’amour », grâce à son père, sa mère et ses amis. Mais il ne s’agit pas d’un album, mais d’un roman première lecture, « à lire seul(e) dès 7-8 ans ».

amoureux de papap

 

 

De nombreux albums mettent en scène des  « catalogues de familles » : on y présente tous types de familles, « classiques », adoptives, monoparentales, recomposées, homoparentales, etc.

Le précurseur, et celui qui reste mon chouchou, c’est l’heure des parents de Christian Bruel et Nicole Claveloux, qui a été édité une première fois chez Etre en 1999, puis réédité par Thierry Magnier avec une couverture différente en 2013. J’en parle en détails ici.

heure parents

Camille (enfant volontairement non genré) s’endort devant son école et rêve de plein de familles différentes. Sur chaque double page, Camille va s’imaginer dans une nouvelle famille et tous types de familles vont être abordées, mais aussi tous types de parents, différents les uns des autres par leurs hobbies, leurs métiers, leurs façons d’être parent. Toutes ces familles sont toutes mises sur le même plan. Et surtout, elles sont toutes présentées de façon positive, dans des situations de jeu, de câlin, d’affection. On y trouve une famille avec deux mamans, une famille avec deux papas :

 

On trouve de nombreux titres sur ce principe de catalogue. Dans Mais… comment naissent les parents ? de Jean Regnaud et Aude Picault (Magnard, 2014) demande à ses copains comment naissent les parents, et chacun lui raconte sa naissance (naturelle, adoptive, par PMA…) et on y voit un couple de mamans. Dans Un air de familles, le grand livre des petites différences de Béatrice Boutignon (Le Baron perché, 2013, épuisé), ce sont toutes sortes de familles d’animaux dans des situations de la vie courante (dans leur nid, à l’extérieur ou au musée). Il n’est pas narratif, ce sont simplement des tableaux, et on peut prendre chaque page individuellement. Dans Camille veut une nouvelle famille de Yann Walcker et Mylène Rigaudie (Auzou, 2013), le petit garçon est agacé par ses parents et décide de se chercher une nouvelle famille. Il va donc voir les familles de ses copains. L’un vit avec ses deux papas. Mais ce livre tombe, à mes yeux, dans un travers qu’on voit parfois, la reprise des stéréotypes sexistes du couple hétérosexuel : l’un des pères est présenté comme fort, l’autre comme doué en cuisine… Enfin, Familles de Patricia Hegarty et Ryan Wheatcroft présente cette fois des humains réalistes au cours d’une journée et de ses différentes activités, et met en avant le côté aimant et protecteur de la famille. Il y a une famille avec deux papas. Cet album fait également attention à la diversité (couples mixtes, familles racisés, personnages handicapés). Et j’adore les illustrations de cet album, mais je trouve le texte sans grand intérêt…

 

On trouve d’autres albums beaucoup plus centrés sur une famille homoparentale. Les premiers que je présente ici utilisent, comme souvent dans les albums jeunesse, des animaux, anthropomorphiques ou non.

Commençons par deux albums mettant en scène un couple de manchots mâles, Roy et Silo, ayant couvé un œuf ensemble et élevé la petite manchote qui en est sortie. Ils sont inspirés par une histoire vraie qui a eu lieu au zoo de New York. Le premier, Tango a deux papas, et pourquoi pas ? est de Béatrice Boutignon et a été publié en 2010 au Baron Perché (il est désormais épuisé). Le second, et avec Tango, nous voilà trois ! de Justin Richardson, Peter Parnell et Henry Cole a été publié en France par Rue du Monde en 2013, mais la publication aux USA date de 2005.

Je n’ai lu que le premier, qui est très mignon, avec de jolies illustrations, mais dont le texte est un peu longuet.

Avec Jean a deux mamans d’Ophélie Texier (l’école des loisirs, 2004), on a cette fois des animaux anthropomorphiques.

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Jean raconte de façon factuelle sa vie quotidienne avec ses deux mamans, les activités de chacune et ses jeux d’enfants. J’en ai parlé ici. Publié en 2004, chez un grand éditeur (donc bien distribué) et indiquant clairement l’homoparentalité dès le titre, il a fait scandale à sa sortie (j’y reviendrai). Il a le mérite de s’adresser directement aux tout-petits, par son illustration et son texte simple et par le fait qu’il est cartonné. Cependant le dessin et le texte se révèlent sans grand intérêt. Et surtout, il reproduit des stéréotypes courants dans le couple hétérosexuel. Ainsi, la mère qui a porté l’enfant se retrouve cantonnée aux activités traditionnellement féminines (cuisine, couture, consoler l’enfant…) et porte un tablier alors que l’autre mère se retrouve liée aux activités traditionnellement masculines (bricolage, chahut, etc).

Avec mes deux papas de Juliette Parachini-Deny et Marjorie Béal (des ronds dans l’O, 2013), après les manchots et les loups, place aux oiseaux. Un couple de deux mâles trouve un œuf, le couve, en prend soin. On est ici à nouveau dans l’anthropomorphisme, leur petite fille ira à l’école, etc.

mes deux papas

Le texte est simple, les illustrations aussi, et il est donc accessible aux tout-petits.

 

Dans les deux albums qui suivent, on a des personnages humains et des illustrations beaucoup plus réalistes. Dans la fête des deux mamans d’Ingrid Chabbert et Chadia Loueslati (les petits pas de Ioannis, 2010, épuisé), une petite fille fabrique au centre de loisirs un cadeau de fête des mères. Mais à qui l’offrir ? La petite fille se renferme sur elle-même. Mais ses mamans vont l’aider à trouver une solution.

fête des deux mamans

 

Dans les papas de Violette, d’Emilie Chazerand et Gaelle Souppart (Gautier-Langereau, 2017), la petite fille parle de sa vie avec ses deux papas, de la manière dont ils prennent soin d’elle, de ce qu’elle partage avec eux. Mais elle fait aussi face aux moqueries homophobes de ses camarades de classes, et ses papas ont aussi des difficultés à faire face au regard des autres… Vous pouvez en voir plus ici.

papas de violette

Personnellement, j’ai trouvé le propos un peu trop appuyé, mais il a l’intérêt de mettre en scène des humains réalistes, et il est utile si vous cherchez un album concret et réaliste sur la question.

Et enfin, on bascule dans l’univers du conte avec le fils des géants de Gael Aymon et Lucie Rioland (Talents Hauts, 2013).

fils des géants

Un tout petit tout petit enfant est abandonné par ses parents, le roi et la reine, qui le trouvent trop petit pour survivre. Il est heureusement recueilli par deux géants qui lui donnent leur force et leurs mots, pour l’aider à grandir. Gael Aymon a décidément bien du talent pour revisiter les contes. Ici, si les mots homoparentalité ou homosexualité ne sont pas présents, c’est une lecture assez évidente. Et surtout, le conte souligne que ce qui compte vraiment, pour faire une famille, pour faire des parents, ce n’est pas le sang mais l’amour et l’attention prodigués. Une très belle histoire.

Et cette histoire me permet de commencer à dire que l’univers des contes de fées à souvent été choisi pour évoquer l’homosexualité, mais ça j’en parlerai dans un second article parce que celui-ci est déjà très long… La suite dès que possible, donc !

 

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Les liens du moment (7 juillet 2015)

Mise en cause de l’édition genrée et des livres stéréotypés

Peu après mon article sur la presse pour petites filles, Sophie Gourion a aussi dénoncé cette presse stéréotypée en mettant l’accent sur un autre aspect : les cadeaux offerts avec certains magazines. Et pour éviter cela, elle propose une liste de magazines « garantis 0% de paillette ».

Vous avez peut être entendu parler des cahiers de vacances genrés de chez Magnard, qui propose non seulement des cahiers « spécial fille » et « spécial garçon » mais qui en plus propose des cartes simplistes pour les filles, beaucoup plus riches pour les garçons. C’est le blog « Activités à la maison » qui l’a découvert et dénoncé au mois de mai (ce qui lui a malheureusement valu des centaines de réactions haineuses). L’info a circulé, a été reprise par Actualitté, par Sophie Gourion, etc. Une pétition a été mise en place et Magnard a annoncé que ces cahiers seraient refaits (sans préciser si les nouveaux seront non genrés…).

Je me disperse se demande si le père Castor est un vieux con réac, et a tendance a répondre oui quand on voit la répartition des tâches entre les pères et les mères !

De chouettes livres antisexistes

Un article de Poulet rotique qui présente des ressources féministes pour les jeunes filles (intéressantes aussi pour les jeunes hommes et les adultes).

Dans la lancée de son article contre les cahiers de vacances, Activités à la maison a présenté trois albums des éditions Talents Hauts, Dînette dans le tractopelle de Christos et Mélanie Grandgirard et la déclaration des droits des garçons et la déclaration des droits des filles d’Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol.

Madmoizelle présente 5 albums antisexistes pour les garçons (à lire aux filles aussi).

Une chronique de la mare aux mots sur l’homosexualité et l’homoparentalité.

Les attaques des anti-genres contre les livres jeunesse

Cette fois, c’est le maire de Venise qui se distingue par sa bêtise. Il fait retirer des écoles 49 livressélectionnés par l’équipe précédente pour lutter contre les stéréotypes. Parmi ces livres, plusieurs albums sur l’homoparentalité, particulièrement visée (Jean a deux mamans,  Avec Tango nous voilà trois) mais aussi Petit bleu et Petit JauneErnest est malade ou la petite casserole d’Anatole. Plusieurs bibliothèques et associations ont donc lancé un marathon de lecture contre la censure. On en parle ici et et Lu cie & co donne la liste des livres concernés ici.

Les actions des bibliothèques

Une interview de Sylvie Tomolillo, directrice du Point G, le centre de ressources sur le genre de la bibliothèque municipale de Lyon. Au passage, Point G propose des ressources en ligne que j’ai présentées ici.

Lors du dernier congrès de l’ABF, le groupe Légothèque a organisé une « bibliothèque vivante » (où l’on « emprunte » des personnes ressources sur un sujet) sur les questions de genre et une rencontre autour du pluralisme des collections.

Des ressources pour une éducation non genrée 

Un super dossier de Phypa sur les vendredis intellos : « une éducation antisexiste, pourquoi ? Comment ? » avec de nombreuses ressources. A lire, vraiment.

Un article d’égalimère sur l’importance de lutter contre les stéréotypes filles/garçons dès la petite enfance et les moyens de le faire.

Un article de 2014 sur les hommes qui travaillent en crèche, « entre invisibilité sociale et surexposition professionnelle ».

D’autres ressources féministes

Elles ne concernent pas forcément directement l’éducation ou la littérature jeunesse, mais j’ai trouvé ces ressources intéressantes…

Hen, pronom suédois qui désigne indifféremment un homme ou une femme.

Avorter en 1976, un article de Mme Déjantée sur les vendredis intellos.

Deux blogs découverts récemments :

Poulet rotique, déjà cité plus haut, qui parle de sexe, de féminisme. « Résolument engagé – féministe ascendant sex-positive – il entend faire savoir à ses lectrices/eurs qu’ils/elles ont tout à gagner à envoyer le patriarcat dans les roses. »

Comment peut-on être féministe ?, par la même auteure qu’a contrario, qui s’adresse aux femmes et qui cherche, entre autres, à évoquer « la difficulté à se déconditionner du réflexe d’auto-sabotage (réflexe que l’on nous a inculqué dès la petite enfance) qui nous pousse souvent, nous les femmes, à ne pas reconnaître nos propres compétences, à nous dénigrer, à douter de nous-mêmes, et du formatage social », « la difficulté à surmonter (…) le fait que les hommes soient plus écoutés », « l’importance de la libération de la parole », « la question de la solidarité entre femmes »… Je suis loin d’être d’accord avec tout, mais à mon avis c’est à lire pour s’interroger sur notre façon d’être féministe et nos difficultés.

Bonne lecture ! Vous pouvez retrouver ces liens intéressants plus régulièrement sur la page facebook du blog et sur twitter !