Fleurus

La presse pour petites filles : ressources et compléments

Je vous parlais il y a quelques jours de la presse pour petites filles. Je m’étais appuyée essentiellement sur les numéros que j’avais pu lire et l’analyse des sujets, des couvertures… J’ai depuis continué à faire quelques recherches (je vous prépare également un article sur la presse « mixte ») et je suis tombée sur quelques ressources supplémentaires intéressantes.

On commence avec cette très intéressante vidéo d’entretien avec Corinne Destal consacrée à la presse pour petite fille et à la presse pour adolescentes.

Elle revient rapidement sur l’histoire de la presse pour petites filles et analyse le contenu de la presse pour fillettes et de la presse pour adolescentes. A propos de la presse pour fillettes, elle insiste sur le fait que la remise en cause des stéréotypes reste très marginale dans ces titres ou source de difficultés. Les femmes sont liées à la sphère privée, et on encourage les filles à s’en emparer via la décoration et les conseils d’organisation, de rangement…

Dans la presse pour adolescentes, « le phare est braqué sur le corps » et sur les hommes pour qui elles transforment ce corps. L’adolescente a des moyens pour travailler cette image, et doit y consacrer du temps (et de l’argent). Elle reste maîtresse des relations amoureuses et sexuelles. C’est son pouvoir. En revanche, en terme d’orientation professionnelle, on encourage les filles à des filières courtes. « On pose la femme comme devant avoir une vie professionnelle (…) mais sans faire de carrière, parce qu’elle aura autre chose à faire ».

Un article de Caroline Caron « Que lisent les jeunes filles? Une analyse thématique de la « presse ados » au Québec » (Pratiques psychologiques, 2003, no 3, p. 49-61). Les titres ne sont pas les mêmes qu’en France, mais je pense qu’on trouve des résultats comparables. Elle conclut :

« L’hypothèse selon laquelle ce contenu est conservateur plutôt qu’égalitaire est validée et permet de considérer ce média comme un agent de socialisation traditionnelle. La répartition des articles selon le thème révèle que près des deux tiers (64,8 %) du contenu produit par les équipes rédactionnelles traitent de la beauté, de la mode, des garçons, des relations hétérosexuelles et des vedettes masculines. Plus du tiers (35,2 %) touche au développement personnel et social, mais la lecture attentive révèle qu’ils négligent la dimension sociale de l’identité, au profit d’une insistance marquée pour la dimension personnelle. »

Un autre extrait :

Alors qu’elles apprennent à se définir et à trouver leur place dans la société, les lectrices adolescentes (et pré-adolescentes) se voient offrir, dans ces revues, une conception somme toute conservatrice de la féminité et des rapports entres les hommes et les femmes.

Les absences parlent aussi. En omettant de traiter des actualités nationales et internationales, de la violence faite aux femmes, de la vie citoyenne, de la planification financière, des inégalités sociales, et des autres sujets de la catégorie « société(s) et enjeux sociopolitiques », les magazines omettent d’aborder la dimension sociale de l’identité; ils confinent les jeunes filles au domaine du personnel, à la culture des sentiments et à l’entretien des relations interpersonnelles.

Une autre étude, plus spécifique celle-là, sur « Le corps prescrit : Sport et travail de l’apparence dans la presse pour filles » par Martine Court dans Cahiers du Genre 2010/2 (n° 49) : les objets de l’enfance (l’ensemble du numéro a l’air passionnant !). « L’objectif de cet article est d’analyser les prescriptions formulées au sujet du sport et du travail de l’apparence dans un segment particulier de la presse pour enfants, celle qui s’adresse spécifiquement aux filles. » Il se penche plus particulièrement sur Julie et Witch Mag (devenu depuis Disney Girl)

(Les deux magazines) « leur adressent, en effet, des invitations récurrentes à s’occuper et se préoccuper de leur beauté. Comme on l’a indiqué plus haut, les deux magazines publient des pages sur la mode dans tous leurs numéros et livrent régulièrement des astuces pour embellir son corps ou sa chevelure. (…) Dans Witch Mag comme dans Julie, la norme de la minceur est rappelée de manière très claire.

L’article souligne cependant des différences entre les deux magazines, liés aux différences de capital économique et culturel des lectrices. C’est le cas pour la vision du sport :

Dans Witch Mag, la pratique sportive est quasiment inexistante. (…). Les héroïnes de fiction sont, quant à elles, rarement représentées en train de faire du sport, et quand elles le sont, c’est exclusivement dans deux sports très fortement féminisés : la danse et l’équitation. Julie, en revanche, publie une rubrique « Sport » dans la plupart des numéros. (…) La présence de cette rubrique « Sport » dans Julie est à mettre en relation avec la visée ‘éducative’ de ce magazine. Par définition, la presse ‘éducative’ a en effet pour projet de favoriser le ‘bon’ développement de l’enfant, et ce ‘bon’ développement est défini aujourd’hui de manière dominante comme un développement équilibré du corps et de l’esprit, qui suppose en particulier la pratique régulière d’une activité physique ou sportive, pour les garçons comme pour les filles. (…) Dans les numéros de l’année 2007, Julie consacre, certes, plusieurs articles à des sports pratiqués massivement par des filles ou des femmes — la grs, les claquettes, la voltige à cheval, le yoga, l’équitation, la gymnastique d’entretien — mais il présente aussi des sports plus mixtes, et même des sports pratiqué majoritairement par des garçons — le surf, le ski nautique, l’escalade, le rugby, le judo, et enfin les sports collectifs. (…) Il n’est pas impossible que cet équilibre résulte d’une « tentative de contrôle du sexisme » de la part des rédacteurs de Julie. Si les stéréotypes de genre n’apparaissent pas en ce qui concerne les sports présentés aux lectrices, ils sont en revanche très visibles dans ce qui est dit sur les modalités de la pratique sportive féminine. (…)

Dans les deux magazines étudiés, les filles sont à la fois encouragées à se préoccuper de leur apparence et invitées à faire du sport selon des modalités socialement définies comme féminines — en pratiquant la danse ou l’équitation dans Witch Mag, en étant prudentes, en faisant preuve de sérieux et en se désintéressant de la compétition dans Julie.

La presse pour petites filles et adolescente vue comme une presse d’initiation, par Corinne Destal : elle présente aux petites filles une image stéréotypée des parents : la mère règne sur l’univers domestique, le père assure dans la sphère professionnelle. Si la mère travaille, elle garde du temps pour sa famille. « Et chacun semble y trouver son compte, sans souci, sans regrets ». C’est l’avenir qu’on propose à ces petites filles (cf orientation proposée). Les petites filles sont orientées vers la sphère intime (décoration d’intérieur…) et vers l’apparence : la coquetterie est encouragée.

Un discours secondaire, qui mériterait d’être analysé, tendrait à entraîner les filles sur le chemin du contrôle de soi, de la modération, notamment dans leur rapport aux autres. Il s’agit surtout de valoriser les attitudes et comportements modérés (évitement des conflits, négociation, douceur, réflexion, patience) sont autant de qualités qui sont posées au fil des pages. Comme si les publications revisitaient les schémas traditionnels en prenant soin d’adapter les qualités féminines à l’évolution de la vie contemporaine. C’est ainsi que la soumission et le dévouement aveugle (vieux clichés traditionnels) ne font plus partie de la panoplie féminine. Mais il s’agit tout de même d’entretenir des stéréotypes de petites filles coquettes, sages et surtout devant avoir des réactions moins «bruyantes» que celles des garçons.

Et si on s’intéresse aux revues pour adolescentes, la figure de la mère disparaît, les magazines se centrent sur l’apparence et les relations amoureuses.

 l’excès des publicités pour cosmétiques ou marques de vêtements, l’avalanche d’articles sur les 1001 façons d’être séduisante et de séduire, les informations omniprésentes sur les «stars» semblent rapprocher la presse adolescente de la presse féminine. Cette dernière semblerait alors être le prolongement «logique» des revues pour jeunes. (…) La plongée des ados dans un monde consommatoire si fervent peut être vécue par eux avec violence. Car cet univers exclut ceux qui n’y adhèrent pas (quelles que soient leurs raisons), et peut les mener tout droit à la faillite (amoureuse, sociale etc.). Une forme de violence faite aux adolescentes se retrouve également dans la multitude de propositions «d’amélioration corporelle». Les conseils dessinant un corps normatif, standard, peuvent générer frustration et déception chez celles qui ne s’en approcheront qu’asymptotiquement. Elles se voient alors démunis d’un outil formidable qu’est le corps séduisant dans la course aux relations idylliques.

L’image des garçons donnée dans ces magazines est également très caricaturale.

Tranchant avec ces analyses, voilà un article favorable à la presse pour fille qui date de 2003. Il parle de la presse qui « semble avoir (re)découvert les vertus d’une déclinaison « sexuée » » et Bayard y défend la mixité « au risque de passer pour réactionnaire ». Un sociologue employé par Fleurus y explique que proposer des magazines pour petites filles, c’est progressiste et qu’on peut faire des magazines pour filles sans clichés.

Très vite, je vous parle de la presse mixte, qui n’est pas pour autant exempte de stéréotypes de genre !

La presse pour petites filles

Régulièrement, je reçois la plaquette d’abonnements de Fleurus. Encore une bonne occasion de m’énerver face aux abonnements « pour filles ». Je n’aborderai ici que les titres s’adressant aux enfants et aux préados, pas la presse pour adolescentes.

Les revues pour filles étaient nombreuses dès le début du XXe siècle comme la semaine de Suzette, et jusqu’aux années 1960. Vous pouvez lire un article très intéressant sur l’histoire de ces magazines ici. Elle disparait ensuite dans les années 1970. C’est Milan Presse (qui s’annonce pourtant engagé pour l’égalité filles/garçons) qui a relancé en 1998 la presse pour fillette avec Julie, bientôt suivi par d’autres éditeurs, en particulier Fleurus. On retrouve dans ces magazines récents beaucoup d’éléments qui étaient déjà présents chez leurs « ancêtres ».

Petit état des lieux actuel :

Chez Milan, on trouve Julie, « le mag qui parle aux filles », pour les 9-13 ans et Manon, pour les 6-9 ans. Chez Fleurus, les p’tites sorcières de 8 à 12 ans, les p’tites princesses de 5 à 8 ans et les p’tites filles à la vanille de 3 à 5 ans. Et chez Disney, Disney Girl pour les 7-11 ans. On trouve également quelques magazines consacrés à une héroïne particulière : Violetta, Charlotte aux fraises… Parmi les grands groupes de presse jeunesse, seul Bayard échappe à cette tendance en ne proposant que des abonnements mixtes. On peut noter qu’il n’existe pas d’équivalent « pour garçon », les autres magazines s’appuyant sur des centres d’intérêts.

Et à quoi ils ressemblent, ces magazines ? Malgré quelques variantes (chez Fleurus, il y a dans chaque magazine une grande histoire ou un court roman, qu’on ne retrouve pas ailleurs, Julie a le mérite d’aborder une question d’actualité (mais « vue à travers le prisme des filles ») et de présenter dans chaque numéro un portrait de femme célèbre), on retrouve dans ces différents magazines les mêmes éléments.

  • Le rose omniprésent. Souvent complété par du mauve ou du violet. Dans l’exemplaire des p’tites filles à la vanille, il y a du rose ou du violet sur toutes les pages sauf une. C’est visible dès les couvertures. Et aussi sur le site internet du magazine Disney girl !

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  • Des BD qui mettent en scène des filles, que ce soient des héroïnes connues (Lou ou les sisters par exemple) ou des héroïnes propres aux magazines. On retrouve régulièrement des hors séries « BD de filles » (c’est toujours bien précisé !)

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  • Des bricolages et des recettes de cuisine qui s’ancrent très fortement dans l’univers « girly ». Parmi les activités « bricolage », beaucoup de couture ou de customisation (« la deuxième vie de tes tenues d’été »). Et même les recettes de cuisine sont stéréotypées : des cupcakes, des macarons, des glaçages, du rose…

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  • Des tests, le plus souvent centrées autour de l’amour (« As-tu un coeur d’artichaut ? » « Quel garçon te fait craquer? ») ou des relations entre amies (« Une amie, c’est quoi pour toi? » « Es-tu fidèle en amitié? » « Copines d’un jour ou pour toujours? »).
  • Des pages « fan de ».

 

Et parmi les sujets, des « incontournables » qui reviennent très régulièrement :

  • l’amour, en tête de liste

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  • les relations entre amies, avec l’organisation de boom et de pyjamas parties.

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  • la mode : il faut trouver son « look », son « style ». On trouve également des articles sur comment se coiffer, les accessoires, etc. Un très fort accent est mis sur l’apparence (j’avoue que je trouve le titre « belle mais pas rebelle » particulièrement gratiné !).

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  • être une star. Oui, dans ces magazines, c’est une activité à part entière. Avec des tests (« quelle star sommeille en toi ? »), ses conseils…

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  • l’équitation. Julie, en plus de nombreux numéros consacrés aux chevaux, propose même un hors série spécial équitation 4 fois par an, Julie Cheval. On élargit parfois à d’autres animaux, à condition qu’ils soient « mignons » : chiots et chatons par exemple.

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  • les journaux intimes, où on parle… d’amitié, de mode et de garçons !

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On rejoint ce qui est expliqué, dans Contre les jouets sexistes à propos des jouets (je reprends ce que j’avais noté dans cet article) :

« Les jouets inculquent aux fillettes l’attente du grand évènement de leur vie : l’amour avec un grand A (…). Elles apprennent que c’est lui qui va leur permettre de se réaliser en tant que femme. Et que seul le regard masculin peut valider l’existence de la femme et la rendre heureuse ».

En attendant le grand amour, les filles sont encouragées à l’amitié entre filles, si possible dans un univers girly où on parle amour, beauté, séduction, petits secrets. On encourage également le goût des filles pour les animaux « de préférence mignons, inoffensifs et jeunes ».

« L’empire des sentiments, dévolu aux filles, est en fait l’institution du sentimentalisme comme forme de relation aux autres et au monde. La pensée, la réflexion, l’esprit critique, la science, la connaissance du monde qui les entoure… semblent totalement absents de l’univers des filles ».

J’ajouterai que dans ces magazines, l’importance accordée à l’apparence, aux vêtements et à la mode, et ce dès l’école primaire, est à mes yeux plutôt effrayante.

Autrement dit, ces magazines contribuent à enfermer les filles dans des stéréotypes, et ce dès l’âge de 3 ans. La concentration sur un trop petit nombre de sujets (les sentiments, l’apparence, le mignon…) leur limite l’accès vers d’autres intérêts et d’autres formes d’épanouissement.

Les liens du moment (15 décembre 2014)

Coucou, je suis toujours vivante ! J’avoue qu’en ce moment, trouver la route du blog est un peu compliqué, entre un nouvel emploi du temps qui me laisse moins de temps libre pour le blog et une vie perso bien trop remplie. Mais j’espère quand même être plus régulière dans les temps à venir, j’ai plein d’idées d’articles en tête, et même déjà quelques uns entamés dans les brouillons.

Commençons avec ce qu’on a pu trouver sur internet comme ressources ces derniers temps.

Je vais commencer par me faire mousser un peu : ce blog fait partie du top 10 des blogs féministes de Marie-France, et j’avoue que j’étais assez fière, surtout en voyant les 9 autres blogs !

 

Mais revenons à nos moutons :

Littérature jeunesse antisexiste, analyse

Une interview de Melanie Decourt, éditrice et cofondatrice des éditions Talents Hauts, sur le blog la mare aux mots. Elle revient sur l’histoire de la maison d’édition, l’évolution de la production éditoriale depuis 10 ans, le public auquel s’adresse les livres…

Le dico des filles de chez Fleurus a encore fait parler de lui cette année… Et Clémentine Beauvais prend un peu de hauteur pour parler du documentaire jeunesse et de « l’impératif de vérité »… qui n’est qu’une illusion : « Evidemment, le livre documentaire pour la jeunesse doit informer, mais l’information, quelle qu’elle soit, n’est évidemment ni neutre ni objective et elle ne peut l’être. Le Dico en est une illustration particulièrement controversée. »

Une interview de Virginie Houadec sur le blog des vendredis intellos qui revient sur le sexisme en littérature jeunesse, et plus particulièrement sur les relations amoureuses modèles de couple et d’amoureux proposés dans les livres à destination des élèves. Celles et ceux qui veulent aller plus loin pourront consulter sa thèse sur le sujet.

Un article du soir qui souligne que les stéréotypes sexistes sont toujours présents en littérature jeunesse et qu’il est difficile de passer une Saint-Nicolas (ou Noël) loin des stéréotypes sexistes.

Un article de metronews sur l’ouverture de la littérature jeunesse a la famille non traditionnelle avec une sélection de livres.

 

Albums antisexistes

Un article de Lu cie & co sur l’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel et Anne Bozellec dont j’ai parlé ici.

Après « on n’est pas des poupées, mon premier manifeste féministe« , voilà « on n’est pas des super héros, mon premier manifeste antisexiste » de Delphine Beauvois et Claire Cantais chez la ville brûle. On en parle dans le tiroir à histoires et la mare aux mots (même si je ne suis pas d’accord avec Gabriel sur le mot « antisexiste » à la place du mot « féministe »).

 

Education des filles et des garçons, marketing genré

Un entretien la documentariste Cécile Denjean au moment de la diffusion de son documentaire “Princesses, pop stars et girl power”, qui réfléchit « sur ce qui fonde, construit et contraint la féminité ».

Un article sur la « fabrique des garçons« , ou comment les transgressions et les difficultés scolaires des garçons « sont, le plus souvent et quelque soit leur milieu social d’origine, des conduites liées à la construction même de leur identité masculine ». Crêpe Georgette a résumé le livre de Sylvie Ayral ici.

Une présentation du nouveau plan pour l’égalité à l’école : le nouveau site est ici et Rue89 l’a comparé avec le site des ABCD de l’égalité.

Des idées d’instits pour enseigner l’égalité filles/garçons à l’école.

 

Retrouvez  les liens au fil de la semaine sur la page facebook du blog et sur twitter ! J’y suis plus régulière qu’ici en ce moment. Et bonne lecture.

Les liens de la semaine (7 septembre 2014)

Aujourd’hui, on commence avec un livre pour ados bourré de stéréotypes sexistes. Quelques mois après l’article de Mme Déjantée, le dico des filles (Fleurus) refait parler de lui sur des sites québécois, la gazette des femmes et la presse.

 

Mais on poursuit heureusement avec plein de chouettes albums :

Elise Gravel, auteure et illustratrice, propose gratuitement sur son site un album pour enfants numérique intitulé « tu peux » pour lutter contre les stéréotypes de genre. « vous y trouverez des filles qui pètent, des garçons sensibles, des filles drôles et des garçons qui prennent soin des plus petits. »

tu peux elise gravel

Un article de radio Canada présente le projet ici.

A l’occasion de sa réédition le 24 septembre chez Actes Sud Junior, La Mare aux Mots parle du super Rose bonbon d’Adela Turin et Nella Bosnia, initialement publié aux éditions des femmes, dans la collection du côté des petites filles. On y trouve aussi un article sur le chevalier noir de Michaël Escoffier et Stephane Sénégas (Frimousse, 2014) qui va compléter ma liste présentant des princesses pas niaises. Vous pouvez en voir quelques extraits ici. Enfin, on y parle de Jérôme par Coeur de Thomas Scotto et Olivier Tallec album dans lequel Raphaël aime Jérôme, ce qui perturbe les adultes de son entourage qui cherchent à coller une étiqueter sur leur relation (amitié ? amour ?). On trouve également des articles sur ce livre dans Causette et dans le cabas de Za.

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Fleurus, les filles et les garçons (vive les stéréotypes, 14)

Oui, ça commence à devenir un peu facile de taper sur les collections « P’tite fille »  et « P’tit garçon » de chez Fleurus, mais je suis tombée sur cette analyse intéressante de PopyGali sur twitter (son blog est ).

fleurus garçons : filles

J’en profite pour vous mettre l’article de Superchouette sur cette collection (et pour rappeler que ce blog propose un tag Supergirl pour de chouettes livres qui sortent des stéréotypes).

Et parce qu’avec Fleurus, on n’est jamais déçus niveau stéréotypes, passons au dessin « pour filles » et « pour garçons » (repéré par SaptePupici) :

j'apprends a dessiner garçons

« Des thèmes qui reflètent le goût des garçons pour l’action et l’aventure ! Une compilation de quatre titres : les sports, les dinosaures, les pompiers et les pirates » (présentation de l’éditeur)

j'apprends à dessiner filles

« Une compilation de 4 titres qui enchantent les jeunes dessinatrices : La danse, chevaux et poney, les bébés animaux, les fleurs. 36 modèles pour dessiner ses sujets préférés à partir des formes simples indiquées et les associer : une danseuse étoile et son bouquet de roses, un petit lapin dans un champs de pâquerettes, un cheval et sa cavalière… » (présentation de l’éditeur)

Ca se passe de commentaires, non ?

Les liens de la semaine (6 juillet 2014)

Cette semaine, j’ai fait un article consacré aux ABCD de l’égalité en réunissant les nombreux liens sur le sujet.

A part ça, un article sur Poka et Mine, le football de Kitty Crowther dont je parlais moi aussi il y a peu.

Madame Sioux parle sur son blog d’éducation non genrée et participe à une émission de radio sur le sujet où elle pousse un coup de gueule contre la collection Petit garçon / Petite fille chez Fleurus et parle du super livre Contre les jouets sexistes.

Un article sur le sexe et le genre des animaux dans les dessins animés sur le blog du c@fé des sciences, où l’auteur montre que le héros est toujours un homme, même quand il s’agit normalement d’un animal femelle (via Mme Déjantée).

Un article intitulé Que lisent (vraiment) vos enfants ? qui indiquent que les enfants aiment les livres qui se moquent du monde qui les entoure, qui les pousse à s’interroger, qui remet en cause les archétypes. Même s’il n’aborde pas à proprement parler les stéréotypes filles/garçons, il me semble que beaucoup d’albums qui luttent contre les stéréotypes peuvent rentrer dans cette description.

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