Ressources pour une littérature non genrée

Filles, garçons, l’aventure d’être soi (Sélection de l’Atelier des Merveilles)

Un petit article très bref pour vous présenter une nouvelle sélection d’albums antisexistes : Fille, garçon, l’aventure d’être soi

fille garçon aventure d'être soi

L’atelier des merveilles a déjà publié une première sélection de livres Pour l’égalité des filles et des garçons en 2009. Ils ont ensuite fait un travail de « mise à jour » en publiant Pour bousculer les stéréotypes fille garçon en 2013 avec des livres publiés entre 2009 et 2013. Fille, garçon, l’aventure d’être soi regroupe les albums publiés entre 2013 et 2015.

J’avais présenté les deux premières et le fonctionnement de l’atelier des merveilles ici. Et vous pouvez découvrir leur blog .

Je pense que de toutes les sélections antisexistes, celles-ci sont mes préférées. Parce que j’aime la manière dont les livres sont présentés et classés. Parce que ces sélections sont faites par des parents, lecteurs, et que les livres sont lus à leurs enfants. Et parce que, comme ils le disent dans le livret de la 1e sélection, et c’est très vrai dans le dernier également :

« Les livres qui nous plaisent le plus ne sont pas ceux qui sont les plus démonstratifs, souvent caricaturaux par excès inverse, mais ceux qui ont métabolisé cette nécessaire évolution des identités et des rôles au point qu’elle se fonde dans la littérature à l’oeuvre. »

Alors si vous voulez découvrir de beaux albums récents, n’hésitez pas !

La ballade de Mulan

Quand on entend « Mulan », on a généralement en tête l’héroïne de Disney. Je ne fais pas figure d’exception, j’ai découvert Mulan par ce dessin animé. Mais ici, on revient aux sources puisque le texte de l’album que je vous présente aujourd’hui est une traduction du texte original de la ballade de Mulan, un poème du IVe siècle très connu en Chine, et souvent appris par coeur par les écoliers chinois.  Il est traduit ici par Chun-Liang Yeh et illustré par Clémence Pollet. Et on retrouve le principe de la maison d’édition Hong Fei Cultures : inviter une illustratrice française à illustrer un texte chinois. « En se gardant de tout didactisme ou exotisme, HongFei a à cœur, non de « montrer » une Chine objet de curiosité mais d’emprunter le regard d’auteurs chinois pour offrir aux jeunes lecteurs des histoires à aimer où ils se surprendront à s’émerveiller avec l’Autre, qu’ils croyaient pourtant si différent. »

ballade de Mulan

Mulan, donc, voyant que son père, âgé, est appelée aux armes, décide de partir à sa place.

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Elle combat pendant 12 ans. Refuse les honneurs proposés par l’empereur et rentre chez elle.

« Elle enlève son ont manteau des temps de guerre et revêt sa robe de jadis. Après avoir ajusté ses boucles devant la fenêtre, elle ille sur son front une mouche jaune face à son miroir. Mulan ressort alors pour saluer ses compagnons d’armes; tous sont frappés de stupeur. Douze ans durant, ils ont fait route ensemble, nul ne savait que Mulan était fille ».

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On note au passage qu’il n’est pas question ici d’histoire d’amour, inventée de toute pièce par Disney, et très fréquente dans les histoires où des femmes s’habillent en homme, comme pour montrer qu’elles restent femmes, donc que l’amour reste au coeur de leurs préoccupations et qu’après une période de travestissement, on revient à « l’ordre des choses », c’est-à-dire le couple hétérosexuel.

Revenons à notre album. Ce livre est intéressant, à mes yeux, pour plusieurs aspects.

Il montre tout d’abord une héroïne courageuse, qui s’illustre dans un domaine masculin. Elle prend elle-même ses décisions, est indépendante et forte. Même si je suis une antimilitariste convaincue, je trouve intéressant de proposer à ses enfants un modèle de femme forte, et j’ai été ravie de faire dédicacer ce livre pour ma fille.

Il s’interroge sur la question du genre. Mulan reste elle-même, qu’elle soit en uniforme de soldat (il n’est d’ailleurs jamais dit qu’elle se déguise, juste qu’elle s’habille en soldat) ou en robe.

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la transformation

Et pousse le lecteur à se questionner sur ses représentations, sur les stéréotypes (oui une femme peut être soldat, peut être aussi courageuse qu’un homme…). Ce livre montre qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences. Que chaque être humain est beaucoup plus riche que les stéréotypes de genre dans lesquels on a tendance à l’enfermer.

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La couverture du livre, sous la jaquette : un soldat, une femme, la même personne ? 

L’objet livre est également magnifique : un grand format, des linogravures sublimes… Même si mes photos ne sont pas terribles, elle suffisent à montrer, je pense, que ce livre est un régal pour les yeux.

Pour en découvrir plus, lisez aussi les articles de Lucie Kosmala pour Madmoizelle, la librairie « la boite à histoires », Bob et Jean-Michel

Les liens du moment (7 juillet 2015)

Mise en cause de l’édition genrée et des livres stéréotypés

Peu après mon article sur la presse pour petites filles, Sophie Gourion a aussi dénoncé cette presse stéréotypée en mettant l’accent sur un autre aspect : les cadeaux offerts avec certains magazines. Et pour éviter cela, elle propose une liste de magazines « garantis 0% de paillette ».

Vous avez peut être entendu parler des cahiers de vacances genrés de chez Magnard, qui propose non seulement des cahiers « spécial fille » et « spécial garçon » mais qui en plus propose des cartes simplistes pour les filles, beaucoup plus riches pour les garçons. C’est le blog « Activités à la maison » qui l’a découvert et dénoncé au mois de mai (ce qui lui a malheureusement valu des centaines de réactions haineuses). L’info a circulé, a été reprise par Actualitté, par Sophie Gourion, etc. Une pétition a été mise en place et Magnard a annoncé que ces cahiers seraient refaits (sans préciser si les nouveaux seront non genrés…).

Je me disperse se demande si le père Castor est un vieux con réac, et a tendance a répondre oui quand on voit la répartition des tâches entre les pères et les mères !

De chouettes livres antisexistes

Un article de Poulet rotique qui présente des ressources féministes pour les jeunes filles (intéressantes aussi pour les jeunes hommes et les adultes).

Dans la lancée de son article contre les cahiers de vacances, Activités à la maison a présenté trois albums des éditions Talents Hauts, Dînette dans le tractopelle de Christos et Mélanie Grandgirard et la déclaration des droits des garçons et la déclaration des droits des filles d’Elisabeth Brami et Estelle Billon-Spagnol.

Madmoizelle présente 5 albums antisexistes pour les garçons (à lire aux filles aussi).

Une chronique de la mare aux mots sur l’homosexualité et l’homoparentalité.

Les attaques des anti-genres contre les livres jeunesse

Cette fois, c’est le maire de Venise qui se distingue par sa bêtise. Il fait retirer des écoles 49 livressélectionnés par l’équipe précédente pour lutter contre les stéréotypes. Parmi ces livres, plusieurs albums sur l’homoparentalité, particulièrement visée (Jean a deux mamans,  Avec Tango nous voilà trois) mais aussi Petit bleu et Petit JauneErnest est malade ou la petite casserole d’Anatole. Plusieurs bibliothèques et associations ont donc lancé un marathon de lecture contre la censure. On en parle ici et et Lu cie & co donne la liste des livres concernés ici.

Les actions des bibliothèques

Une interview de Sylvie Tomolillo, directrice du Point G, le centre de ressources sur le genre de la bibliothèque municipale de Lyon. Au passage, Point G propose des ressources en ligne que j’ai présentées ici.

Lors du dernier congrès de l’ABF, le groupe Légothèque a organisé une « bibliothèque vivante » (où l’on « emprunte » des personnes ressources sur un sujet) sur les questions de genre et une rencontre autour du pluralisme des collections.

Des ressources pour une éducation non genrée 

Un super dossier de Phypa sur les vendredis intellos : « une éducation antisexiste, pourquoi ? Comment ? » avec de nombreuses ressources. A lire, vraiment.

Un article d’égalimère sur l’importance de lutter contre les stéréotypes filles/garçons dès la petite enfance et les moyens de le faire.

Un article de 2014 sur les hommes qui travaillent en crèche, « entre invisibilité sociale et surexposition professionnelle ».

D’autres ressources féministes

Elles ne concernent pas forcément directement l’éducation ou la littérature jeunesse, mais j’ai trouvé ces ressources intéressantes…

Hen, pronom suédois qui désigne indifféremment un homme ou une femme.

Avorter en 1976, un article de Mme Déjantée sur les vendredis intellos.

Deux blogs découverts récemments :

Poulet rotique, déjà cité plus haut, qui parle de sexe, de féminisme. « Résolument engagé – féministe ascendant sex-positive – il entend faire savoir à ses lectrices/eurs qu’ils/elles ont tout à gagner à envoyer le patriarcat dans les roses. »

Comment peut-on être féministe ?, par la même auteure qu’a contrario, qui s’adresse aux femmes et qui cherche, entre autres, à évoquer « la difficulté à se déconditionner du réflexe d’auto-sabotage (réflexe que l’on nous a inculqué dès la petite enfance) qui nous pousse souvent, nous les femmes, à ne pas reconnaître nos propres compétences, à nous dénigrer, à douter de nous-mêmes, et du formatage social », « la difficulté à surmonter (…) le fait que les hommes soient plus écoutés », « l’importance de la libération de la parole », « la question de la solidarité entre femmes »… Je suis loin d’être d’accord avec tout, mais à mon avis c’est à lire pour s’interroger sur notre façon d’être féministe et nos difficultés.

Bonne lecture ! Vous pouvez retrouver ces liens intéressants plus régulièrement sur la page facebook du blog et sur twitter !

Fille ou garçon ?

Je continue sur ma lancée de la représentation du masculin et du féminin dans les albums jeunesse. Après un article sur le masculin utilisé comme neutre et le féminin comme sous-catégorie, et un autre présentant quelques albums où le personnage principal n’est pas genré, je voulais vous parler d’un album qui s’intéresse à la différence (ou à l’absence de différence) entre filles et garçons et nous offre des représentations intéressantes.

Il s’agit de Fille ou garçon ? de Sabine de Greef et Fleur Camerman (Alice Jeunesse, 2014).

Cover FilleouGarçon pour impression

Le narrateur (ou la narratrice) s’interroge. Il reconnait facilement les petits, les grands et les vieux. Mais les filles et les garçons… « ce n’est pas toujours facile de les reconnaître ».

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La maman du personnage, qui affirme qu’on reconnaît une fille d’un garçon « à sa tête, bien sûr ! » n’est pas d’une grande aide. C’est à l’occasion d’un bain avec le nouveau bébé, tout(e) nu(e) qu’il découvre la différence. Il est alors persuadé qu’il n’y pas plus moyen de se tromper. Mais est-ce vraiment le cas quand les personnages sont habillés ?

Un album tout simple, accessible dès 3-4 ans, et qui aborde différents aspects de la question :

– la différence sexuelle : le personnage comprend la différence avec le nouveau bébé. A noter : la référence au sexe est implicite, il n’est pas nommé ni dessiné et n’est pas l’occasion d’une discussion avec les parents.

– la différence d’apparence. Alors que la mère présente cette différence comme évidente, ce n’est pas le cas comme le montre l’image ci-dessus, et une autre image montrant des visages en gros plan. Qu’est-ce qui fait la différence ? Une robe/une pantalon ? De longs cils ou un noeud dans les cheveux ? L’attitude des personnages ? Du rose ou du bleu ? Mais qu’est-ce qui empêche le personnage en bleu avec des lunettes rouges d’être une fille ?

– les activités genrées. A ce niveau là, les pages de gardes sont intéressantes :

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Moi qui privilégie généralement ce que j’appelle la « lecture offerte » (je ne commente pas, je n’explique pas les livres que je lis, je ne demande pas leur avis aux enfants, sauf question explicite de l’enfant), je trouve que cet album est, comme le souligne la mare aux mots, « très bien fait pour amorcer la conversation au sujet des représentations sexuées ». Il interroge les représentations des parents comme des enfants. Il interroge les représentations dans les livres comme dans la réalité. Bref, un album plus riche qu’il n’y parait !

 

L’album est présenté sur le site de l’éditeur ici. Et pour en savoir plus, allez jeter un coup d’oeil sur Ricochet, Altersexualité et la mare aux mots.

Filles ou garçons ? Albums avec héros non genrés

Dans mon article précédent, je montrais que le masculin est utilisé pour représenter le masculin et un neutre qui ne l’est pas, et que le féminin est décliné à partir du masculin. Et que la quasi totalité des personnages d’albums rentrent dans cette bicatégorisation masculin/féminin. Les albums où les personnages ne sont pas genrés (ni dans les illustrations ni dans le texte) sont rares. Ce sont des bébés ou des tout-petits (en tout cas, je n’ai pas trouvé d’album avec un personnage non genré plus âgé, mais si vous avez des pistes…). Et si le tout-petit n’est pas genré, les adultes qui l’entourent le sont, avec les figures maternelles et paternelles. Mais même quand on représente des bébés, cette incertitude sur leur genre est une exception.

Parmi eux, on peut citer : Bon voyage bébé de Béatrice Alemagna (Hélium, 2013) dont je parlais déjà ici parce qu’on y voit, pour une fois, un père changer une couche : bon voyage bébé Ne bouge pas ! de Komako Sakaï et Nakawaki Hatsue (l’école des loisirs, 2006) que je présente ici. ne bouge pas Sakai La série Lou et Mouf de Jeanne Ashbé dont voilà la liste des titres.

lou et mouf 1  lou et mouf 2  lou et mouf 3

Babils et chuchotis cite aussi la série Barri de Marc Clamens, où le personnage est un petit éléphant. Edit du 4 mai 2015 : mais Gabriel de la mare aux mots souligne qu’il est désigné comme un garçon dans plusieurs titres de la série (« Aide-le »).

En ce qui concerne les dessins animés, Laure Ollive m’a fait découvrir Gros-pois et Petit-point qui, s’ils sont désignés par des pronoms masculins dans le résumé, ne sont pas genré dans le dessin animé lui-même, en tout cas en ce qui concerne les extraits que j’ai vu.

Pour ce qui est des illustrations, on évite alors les couleurs trop connotées et les accessoires trop féminins. Pour ce qui est du texte, les albums utilisent essentiellement des verbes d’actions et peu d’adjectifs ou de participes passés. Bon voyage bébé est écrit à la première personne, dans Ne bouge pas !, l’enfant s’adresse aux animaux à l’impératif. Et Lou et Mouf utilise un prénom/surnom mixte.

Il y a aussi les albums qui utilisent des formes abstraites ou géométriques comme personnages, comme Petit bleu et petit jaune de Léo Lionni ou le « Petit carré » de Quatre petits coins de rien du tout de Jérôme Ruillier, cependant on remarque que l’adjectif « petit » est accordé, ce qui reste une manière de genrer ces personnages. C’est le cas aussi pour la p’tite bête d’Antonin Louchard ou pour le petit monstre de Mario Ramos.

(Je ne parle ici que des albums avec un personnage principal identifié, mais on trouve aussi des albums avec des personnages multiples que je ne listerai pas ici parce que cet article est déjà long!)

Et même quand il n’y a pas de marquage sexué, on a tendance à quand même attribuer un sexe (généralement masculin) au personnage :

« Ce qui ne veut pas dire qu’en l’absence de marquage sexué, les enfants ne sexuent pas le personnage. D’abord parce que dans notre société, les enfants (comme les adultes d’ailleurs) sont poussés à la bicatégorisation de sexe, le masculin ou le féminin, le neutre n’étant pas reconnu comme une catégorie. » (Comment la presse pour les plus jeunes contribue-t-elle à élaborer la différence des sexes ?)

Voilà par exemple ce que dit Maman travaille de Winnie l’ourson. Et Jeanne Ashbé, lorsqu’elle parle de Lou et Mouf, parle de « petit bonhomme » et utilise un pronom masculin pour le désigner. Et vous, en voyant les couvertures au dessus, n’avez-vous pas, malgré vous, attribué un genre aux bébés dessinés ? Véronique Rouyer souligne, dans la construction de l’identité sexuée (Armand Colin, 2007) :

DeLoache et DeMendoza (1987) montrent que des biais apparaissent chez les mères dans la lecture de livres illustrés, notamment par l’emploi des prénoms masculins pour parler des personnages neutres. Ainsi, l’utilisation de personnages neutres ne garantit pas la réduction du sexisme, d’autant plus que l’adulte attribue alors un genre (le plus souvent masculin) aux personnages neutres. Les enfants ont aussi tendance à assigner aux personnages animaux un genre.

J’avais demandé des conseils et des idées sur twitter, n’hésitez pas à aller voir ici !

Les liens du moment (16 avril 2015)

Analyses sur la littérature et la culture jeunesse : 

Capture d’écran 2015-04-07 à 11.52.51Le livret « Féminin/masculin, littérature stéréotypée ? » de la bibliothèque départementale de l’Essonne qui propose des livres adultes sur le genre et les stéréotypes, des ressources d’analyse de la littérature jeunesse et une sélection d’albums jeunesse consacrés à « l’émancipation féminine ».

Le tumblr Mi-kids, mi-raisin qui a pour objectif de « faire un focus, le temps d’un article, sur une thématique ou une œuvre jeunesse (films, animés, livres, bds), d’en analyser les scènes clés, les passages phares et de s’interroger : « Attendez, qu’est-ce qu’ils nous racontent, au juste, là ? » (…) Je chercherai en revanche à en démêler les fils, à en décrypter les messages. » Les articles publiés pour le moment sont essentiellement centrés sur les dessins animés. Vous trouverez une présentation du projet et un entretien avec la créatrice du blog ici.

Cromer Sylvie, « Le masculin n’est pas un sexe : prémices du sujet neutre dans la presse et le théâtre pour enfants », Cahiers du Genre 2/2010 (n° 49) , p. 97-115 : « Comparant une série d’études menées ces dix dernières années sur les représentations sexuées dans les productions culturelles légitimées (littérature, presse et spectacles pour la jeunesse), nous cherchons à comprendre par quel processus s’impose, aux plus jeunes aussi, la prééminence d’un masculin à prétention universelle. Suite aux revendications féministes des années 1970, aux stéréotypes de sexe se substituent des représentations d’un système de genre qui exhausse le masculin avec extension de son territoire tout en marginalisant le féminin. Se façonnent ainsi les prémices du sujet neutre de nombre de théories — les homo economicuspoliticussociologicus, etc. — presque toujours implicitement masculin, contribuant à rendre invisibles les femmes et la réalité de leur exclusion sociale et des inégalités qu’elles subissent. »

« Des livres pour ouvrir les horizons des filles et des garçons« , un fascicule qui rassemble des analyses, des interventions et des récits d’expériences utiles aux enseignants, aux éducateurs, aux animateurs, aux bibliothécaires, aux parents amenés à utiliser ou à proposer des œuvres de littérature de jeunesse.

Du placard aux rayons : visibilité des questions de genre dans les bibliothèques publiques, mémoire de Renan Benyamina, conservateur des bibliothèques, Enssib 2013.

Présentation d’albums antisexistes

Des filles (non mais) dans le cabas de Za : Popy la tornade de Stéphanie Richard (Sarbacane) et j’aime pas la danse de Stéphanie Richard et Gwenaëlle Doumont (Talent Hauts).

Toutes les filles sont des princesses… qui pètent ! nouvelle sélection antisexiste sur le blog La mare aux mots. Rappel : vous trouvez la liste de tous les livres antisexistes publiés sur ce blog ici. On y trouve par exemple Même les princesses pètent d’Ilan Brenman et Magali Le Huche (Glénat) dont parle également le blog de la librairie la soupe de l’espace.

Et enfin, la mite orange nous parle de l’égalité dans les livres.

Rencontres, conférences

Journée Questions de genre en bibliothèque par Média Normandie le 4 mai à Caen. Une présentation par légothèque ici et le programme complet.

Genre, sexisme et homophobie : repère et outils dans l’éducation et la littérature jeunesse, le 12 mai à Lyon : rencontre avec l’éditeur Thierry Magnier, la sociologue Christine Détrez et le professeur de lettres modernes Marc Jean Filaire-Ramos. En partenariat avec l’association Rimbaud.

J’en avais parlé il y a quelques mois, le cycle 2014-2015 du campus Condorcet à Aubervilliers s’intitule « Filles et garçons : Le genre fait-il la différence ? » et propose de nombreuses conférences que l’on peut retrouver ensuite en vidéo. La conférence du 22 juin est consacrée aux « pratiques culturelles des enfants et des adolescents à l’épreuve du genre« , par Marie Buscatto, sociologue, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Divers, féminisme

Quelques liens qui ne concernent pas la littérature jeunesse, mais dont j’avais quand même envie de vous parler…

Un bel article de Jaddo sur les stéréotypes que nous avons tous intégrés, souvent de manière inconsciente, et sur une prise de conscience féministe.

Et parlons un peu d’éducation féministe avec cette série d’articles d’Anne Verjus qui se demande comment éduquer féministement. Elle était invitée récemment à une rencontre par les vendredis intellos dont vous pouvez retrouver le compte-rendu ici : Féminisme, care, modèle du père et King Kong Théorie.

Bonnes lectures ! Et retrouvez les liens au fil de la semaine sur la page facebook du blog et sur twitter ! J’essaye de revenir rapidement, mais je suis actuellement enceinte de 8 mois et je risque donc de m’absenter quelques temps…

Les liens du moment (14 mars 2015)

Dire qu’à un moment, cette rubrique était hebdomadaire… Mais voyons le bon côté des choses en disant que je peux du coup faire une sélection plus riche…

Mais avant de vous donner des ressources en ligne, si vous voulez parler égalité dans l’éducation en direct, et que vous êtes lyonnais, les Vendredis Intellos organisent un brunch avec Anne Verjus, chercheuse au CNRS autour du thème « la famille doit-elle faire respecter l’égalité ? » le samedi 11 avril de 10h à 12h. Tous les renseignements sont ici.

Des sélections d’albums ou de romans

(à noter : j’ai repris pour cette sélection les titres des articles concernés, mais je déplore qu’ils s’adressent en général aux filles et je trouve tout aussi indispensable de faire découvrir ces livres aux garçons)

Une sélection de livres pour enfants qui bousculent les stéréotypes sur le blog du site Naître et grandir, par Mariouche Famelart

6 livres pour enfants qui mettent KO les stéréotypes sur terrafemina

5 « albums géniaux pour élever des femmes fortes »

Une sélection de romans ados (sur le passage des filles à l’âge adulte) et album jeunesse par Nathalie Riché, qui vaut mieux que son titre (« parlons littérature entre filles »)

12 empowering children’s books to add to little girls’ bookshelves : article en anglais, comme son titre l’indique, mais plusieurs titres ont été traduits en français (albums et romans jeunesse).

En image, la sélection de l’école des loisirs pour la journée internationale des droits des femmes : « albums et de romans mettant en scène des femmes dont les droits sont bafoués et des femmes qui se battent » :

selection 8 mars l'école des loisirs

Les 10 ans de Talents Hauts, maison d’édition qui lutte pour l’égalité des sexes

Une rencontre avec les deux éditrices dans l’émission Les Maternelles. Et des articles publiés à l’occasion de leur anniversaire par deux auteurs, Gael Aymon et Clémentine Beauvais.

Leur dernier album, Le zizi des mots d’Elisabeth Brami et Fred L. montre que songent, dans la langue française, le nom au masculin renvoie à une personne, et le même au féminin à un objet. Il est présenté ici et (et c’est beaucoup plus clair en image).

Des coups de gueule

Contre la représentation des pères dans certains albums jeunesse par Gabriel de La mare aux mots

Contre un énième livre sexiste sur une princesse par une libraire

Coup de gueule de Shannon Hale, auteure jeunesse dont une rencontre scolaire a été réservée aux élèves filles, sous prétexte que certains de ses ouvrages présentent des princesses sur leur couverture ou dans leur titre

Des actions des auteurs, des éditeurs…

L’éditeur de comics Boom ! lance une campagne pour faire exploser les stéréotypes

Des actions en bibliothèques

Désapprendre les stéréotypes en BU pour promouvoir l’égalité à Lille (exposition, guides téléchargeables, bilans des animations…) sur le blog de légothèque

La présentation de l’espace « égalité de genre » à la médiathèque Olympe de Gouges de Strasbourg sur le site de la BPI

« Tous genres bienvenus » : retour sur un festival dédié au genre dans les médiathèques de Wallonie-Bruxelles par légothèque

Des ressources pour aider à l’analyse (éducation, stéréotypes, représentations sexuées)

Publication par le ministère de la culture de Questions de genres, questions de culture dont on trouve la table des matières ici et une présentation par légothèque

Les enregistrements de la journée « qui (dé)fait le genre en éducation? » qui a eu lieu en janvier à l’ENS Lyon

Des activités et des analyses sur les représentations sexuées dans l’audiovisuel (publicités, clips, films) pour les fin de primaire, collégiens et lycéens.

Une étude de la DRESS sur les stéréotypes sur les rôles des hommes et des femmes en 2014. Une partie est consacrée à l’éducation des enfants.

Un rapport de l’OCDE sur l’égalité des sexes dans l’éducation : Aptitudes, comportement et confiance

Recherches et colloques

Colloque sur « Débats de société et littérature jeunesse font-ils bon ménage ? Le 18 juin 2015 à Montreuil avec en particulier une table ronde sur « stéréotypes, préjugés, questions d’éthique, comment ne pas tomber dans les bons sentiments, la simplification, le manichéisme ?

Appel à communication pour un colloque qui aura lieu en novembre 2015 à Bordeaux autour du thème « Mauvaises filles en littérature de jeunesse. Éducation & rééducation »

Bonnes lectures ! Et retrouvez  les liens au fil de la semaine sur la page facebook du blog et sur twitter ! J’y suis plus régulière qu’ici.

Un an déjà ! Et un concours pour fêter ça

Je viens de me rendre compte que le blog avait un an… et déjà quelques jours ! Sur ce blog qui a pourtant commencé suite à une polémique d’extrême droite contre la littérature jeunesse et par pas mal de coups de gueule, je tiens avant tout à réunir des ressources utiles pour proposer autre chose. Présenter des bibliographies, des sélections, des livres coups de cœur

Et même si j’ai été moins présente ces derniers temps, et que je ne sais pas trop quelle disponibilité j’aurai dans les mois qui viennent (probablement pas énormément…), j’ai plein d’envies, d’idées, etc. Dans mes brouillons et mes articles à rédiger, on trouve aussi bien la suite de l’analyse de l’association du côté des petites filles, une analyse de la presse pour petites filles, une série d’articles sur « Max et Lili », la présentation des albums on n’est pas des poupées et on n’est pas des super héros

En attendant, pour fêter ce premier anniversaire, j’avais envie de vous faire un petit cadeau en vous faisant gagner deux livres, dont j’ai parlé cette année. Un livre pour vous (ou votre ado), et un livre pour enfants.

Vous pouvez donc gagner l’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon dont j’ai parlé ici.

Histoire Julie ombre garçon Thierry Magnier

Ou les mots indispensables pour parler de sexisme dont j’ai parlé . mots indispensables pour parler du sexisme Pour participer au tirage au sort, dites moi pour quel livre vous participez (Vous pouvez participer pour les deux livres si vous le souhaitez, mais je ferai en sorte qu’il y ait deux gagnants différents), et parlez moi d’un livre antisexiste pour enfant qui vous plait particulièrement ou d’un livre pour adulte qui vous a poussé à vous intéresser au féminisme.

Je tirerai le gagnant au sort le dimanche 8 mars, vous pouvez participer jusque là !

Les mots indispensables pour parler du sexisme de Jessie Magana et Alexandre Messager

J’ai déjà cité ce livre à plusieurs reprises sur le blog, en particulier dans mon article consacré aux documentaires pour adolescents chez Syros. Il était temps que je vous en parle plus en détails.

mots indispensables pour parler du sexisme

« Deux auteurs, un homme et une femme, ont échangé, déconstruit leurs représentations. L’une a du prendre de la distance, l’autre a découvert des aspects du sexisme qu’il ne soupçonnait pas. Ce livre est l’histoire d’un échange, d’un partage dans une relation d’égalité. Ce que devrait être une société sans sexisme, en somme ».

Jessie Magana est une auteure très attachée à l’égalité hommes-femmes, et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet : Comment parler de l’égalité filles-garçons aux enfants aux éditions du Baron Perché (2014), Gisèle Halimi, non au viol dans la collection « ceux qui ont dit non » chez Actes Sud Junior (2013) ou Riposte : comment répondre à la bêtise ordinaire chez Actes Sud Junior (2014) qui apporte aux enfants des arguments contre le sexisme mais aussi contre d’autres formes de discrimination. Elle intervient aussi auprès de scolaires, de groupes : « J’envisage vraiment ces livres comme un point de départ ; ce qui m’intéresse c’est d’intervenir auprès de parents ou de professionnels, dans les classes, etc. » (source). Je l’ai trouvée très intéressante dans la super émission de radio « Ecoute ! Il y a un éléphant dans le jardin. »

Alexandre Messager est journaliste et auteur de documentaires pour la jeunesse. Il a en particulier publié, dans la même collection les mots indispensables pour parler du racisme.

Et qu’y a-t-il donc dans ce livre ?

60 noms communs ou noms propres, classés par ordre alphabétique (on commence avec Amazones pour conclure avec Zizi/zezette) qui permettent à la fois d’aborder (succinctement) l’histoire du féminisme et les défis de la société actuelle. De nombreuses illustrations (photographies, publicités, dessins…). Et surtout, pour chaque article, des renvois internes mais aussi de nombreuses références pour aller plus loin, livres, sites internet ou films. A chaque fois, une signalétique indique à quel public ils peuvent s’adresser (collège/lycée/adultes). A mes yeux, c’est une des grandes richesses de ce documentaire car il en fait un point de départ idéal pour les ados mais aussi les adultes qui veulent en savoir plus. Un seul regret peut être : alors que les auteurs citent de nombreux films de fiction, ils se limitent, pour les livres, aux documentaires et essais.

Voilà comment cela se présente :

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Vous pouvez en découvrir d’autres extraits sur le site de l’éditeur, ici.

Il est difficile de résumer ce livre, en raison même de sa forme. Mais on trouve des articles définissant les termes indispensables quand on aborde le féminisme (féminisme, stéréotypes, genre…) et d’autres consacrés à l’éducation (mere/père, jouets, rose/bleu, littérature jeunesse, manuels scolaires…), à l’inégalité hommes/femmes dans la société et le monde du travail (discrimination, harcèlement sexuel, métier…), à la culture populaire (Hip-hop, Wonder Woman…), au corps ou comment les différences biologiques sont utilisées pour justifier le sexisme (Nature, Cerveau, Utérus) et aux pressions exercées sur le corps des femmes (Beauté, jupe, kilos, seins…). Il prend soin d’être ouvert sur le monde, sans pour autant minimiser le sexisme occidental (voir en particulier l’article Égalité des sexes). Concernant les grands débats qui traversent le féminisme aujourd’hui, les différentes positions sont présentées (voir l’article ‘Prostitution » par exemple).

On revient aussi (brièvement) sur l’histoire du féminisme avec les biographies de grandes figures du féminisme : Simone de Beauvoir, Angela Davis (on y parle d’intersectionnalité entre racisme, sexisme et classisme, sans prononcer ce mot cependant), Marguerite Durand, Olympe de Gouges, Louise Michel et Virginia Woolf.

Ce livre est donc un excellent point de départ, pour prendre conscience du sexisme dans notre société, pour avoir des arguments solides et, si on souhaite aller plus loin, pour trouver de nombreuses références. Il me semble donc que c’est un excellent outil  et un très bon ouvrage de vulgarisation, destiné aussi bien aux adolescents qu’aux adultes.

Un seul article m’a posé problème, celui sur le « masculinisme » présenté comme luttant contre la misandrie et le sexisme anti-hommes, disant que seuls les extrêmes tombaient dans la stigmatisation de l’autre sexe. Pour moi l’ensemble du mouvement masculinisme est un mouvement sexiste, donc luttant contre les progrès des droits des femmes (mais si certains connaissent des associations qui évitent les excès, je suis preneuse).

Sinon, j’ai quelques mini réserves sur des points de détail. Des phrases qui auraient du, selon moi, être tournées autrement ou des petites inexactitudes. Prenons l’article « contraception » reproduit plus haut : dans l’histoire, les femmes ont toujours travaillé, malgré les grossesses. Et je ne considère pas que la pilule soit plus sûre que d’autres moyens de contraception comme le stérilet, même si effectivement son invention a changé la vie des femmes. Ou dans l’article « mère/père », l’idée de nouvelle répartition des tâches me paraît enjoliver la réalité, et il aurait été intéressant d’ajouter une phrase sur les clichés touchant les pères au foyer ou vraiment investis. Mais il faut dire qu’une ou deux pages pour aborder certains sujets, c’est très court, et j’aurais eu souvent envie de développer, de détailler, de compléter… ou résumé un peu différemment. Mais rien qui ne remet en cause la qualité de l’ensemble.

 Si vous voulez d’autres avis sur ce livre, il y a eu un article dans Ouest France. Et sur les blogs, la mare aux mots, les livres de Georges, Lireado, le bateau livre, le blog des ados de Mollat.

Les liens du moment (15 décembre 2014)

Coucou, je suis toujours vivante ! J’avoue qu’en ce moment, trouver la route du blog est un peu compliqué, entre un nouvel emploi du temps qui me laisse moins de temps libre pour le blog et une vie perso bien trop remplie. Mais j’espère quand même être plus régulière dans les temps à venir, j’ai plein d’idées d’articles en tête, et même déjà quelques uns entamés dans les brouillons.

Commençons avec ce qu’on a pu trouver sur internet comme ressources ces derniers temps.

Je vais commencer par me faire mousser un peu : ce blog fait partie du top 10 des blogs féministes de Marie-France, et j’avoue que j’étais assez fière, surtout en voyant les 9 autres blogs !

 

Mais revenons à nos moutons :

Littérature jeunesse antisexiste, analyse

Une interview de Melanie Decourt, éditrice et cofondatrice des éditions Talents Hauts, sur le blog la mare aux mots. Elle revient sur l’histoire de la maison d’édition, l’évolution de la production éditoriale depuis 10 ans, le public auquel s’adresse les livres…

Le dico des filles de chez Fleurus a encore fait parler de lui cette année… Et Clémentine Beauvais prend un peu de hauteur pour parler du documentaire jeunesse et de « l’impératif de vérité »… qui n’est qu’une illusion : « Evidemment, le livre documentaire pour la jeunesse doit informer, mais l’information, quelle qu’elle soit, n’est évidemment ni neutre ni objective et elle ne peut l’être. Le Dico en est une illustration particulièrement controversée. »

Une interview de Virginie Houadec sur le blog des vendredis intellos qui revient sur le sexisme en littérature jeunesse, et plus particulièrement sur les relations amoureuses modèles de couple et d’amoureux proposés dans les livres à destination des élèves. Celles et ceux qui veulent aller plus loin pourront consulter sa thèse sur le sujet.

Un article du soir qui souligne que les stéréotypes sexistes sont toujours présents en littérature jeunesse et qu’il est difficile de passer une Saint-Nicolas (ou Noël) loin des stéréotypes sexistes.

Un article de metronews sur l’ouverture de la littérature jeunesse a la famille non traditionnelle avec une sélection de livres.

 

Albums antisexistes

Un article de Lu cie & co sur l’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel et Anne Bozellec dont j’ai parlé ici.

Après « on n’est pas des poupées, mon premier manifeste féministe« , voilà « on n’est pas des super héros, mon premier manifeste antisexiste » de Delphine Beauvois et Claire Cantais chez la ville brûle. On en parle dans le tiroir à histoires et la mare aux mots (même si je ne suis pas d’accord avec Gabriel sur le mot « antisexiste » à la place du mot « féministe »).

 

Education des filles et des garçons, marketing genré

Un entretien la documentariste Cécile Denjean au moment de la diffusion de son documentaire “Princesses, pop stars et girl power”, qui réfléchit « sur ce qui fonde, construit et contraint la féminité ».

Un article sur la « fabrique des garçons« , ou comment les transgressions et les difficultés scolaires des garçons « sont, le plus souvent et quelque soit leur milieu social d’origine, des conduites liées à la construction même de leur identité masculine ». Crêpe Georgette a résumé le livre de Sylvie Ayral ici.

Une présentation du nouveau plan pour l’égalité à l’école : le nouveau site est ici et Rue89 l’a comparé avec le site des ABCD de l’égalité.

Des idées d’instits pour enseigner l’égalité filles/garçons à l’école.

 

Retrouvez  les liens au fil de la semaine sur la page facebook du blog et sur twitter ! J’y suis plus régulière qu’ici en ce moment. Et bonne lecture.