Histoires de caprices et de pets

Bien élevées, polies, élégantes et raffinées… en un mot, parfaites ! Certaines princesses des albums contemporains se détachent clairement de ce modèle.

Des princesses pas toujours bien élevées…

Les princesses capricieuses se multiplient dans les albums contemporains et les premiers romans. On peut ainsi citer Mélisse, princesse capricieuse, qui s’ennuie. Elle exige de son père, le roi Isidore, d’avoir une peur bleue ou elle quittera le château (Benoît Broyart et Elsa Fouquier, les caprices de Mélisse, Milan, 2013). La princesse aux 1000 caprices de Christophe Miraucourt (Flammarion, 2002, épuisé) soumet tout le royaume, les paysans, le château et même son père le roi, à ses désirs les plus insolites. Dans l’usine à caprices d’Agnès de Lestrade et Claire Wortemann (Milan, 2013), le roi cède à tous les caprices de sa fille, et son serviteur, Blaise, travaille jour et nuit pour satisfaire tous les désirs de la princesse.

usine à caprices

Cependant, la princesse est généralement rappelée à la raison et change son comportement. Dans la princesse aux 1000 caprices, par exemple, l’héroïne « se perd dans la forêt et est recueillie par un couple de bûcherons qui vont lui apprendre les comportements simples de la vie en société. Elle va devoir participer aux tâches ménagères, prendre de l’eau au puits, nettoyer son bol. Elle en reviendra transformée. » (Ricochet). On est donc loin d’une remise en cause subversive de l’image de la princesse.

… ni très distinguées !

« A force de hoqueter, gargouiller et renifler, la Princesse Petits-Bruits, de Gudule et Marjolein Pottie (Mijade, 2013), ne séduit qu’un prince affligé de flatulences. Les Chaussettes de l’archiduchesse (Colas Gutman, Ecole des loisirs, Mouche, 2007) expliquent, par leur odeur méphitique, le célibat prolongé de l’héroïne. » (source)

Les princesses qui pètent sont finalement plutôt nombreuses. Pétunia est la princesse des pets (Dominique Demers et Catherine Lepage, Petunia princesse des pets, Dominique et compagnie, 2006, est présenté ici). On trouve une princesse qui pète en application (la princesse aux petits prouts présenté ici et ). Mais après tout, c’est normal, comme le rappellent Ilan Brenman et Magali Le Huche, dans un album réussi et drôle, Même les princesses pètent (P’tit Glénat, 2015).

même les princesses pètent

La mare aux mots parle de ce livre ici, la soupe de l’espace .

On trouve aussi au moins une princesse qui rote, la princesse Burp d’El Gora et Eléonore Thuillier (Kaléidoscope, 2014) dont là mare aux mots parle ici (« Même si cette princesse attend un peu passivement le prince charmant et sourit à tous les prétendants, et qu’on aimerait la voir prendre sa vie en main de manière un peu plus indépendante, elle finira par réussir à s’épanouir en s’acceptant telle qu’elle est ! »).

Mais là encore, cela s’accompagne pas forcément d’une remise en cause profonde de l’image de la princesse. En témoigne la fin de Même les princesses pètent :

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